Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)Hutton, James
Science
Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)
Hutton, James
Geology -- Early works to 1800
«La dernier village qu'on rencontre, avant d'arriver au Saint-Bernard,
est le bourg Saint-Pierre, on mont insensiblement jusqu'à ce village, et
on ne peut plus se servir de voitures pour aller au-delà. Les montagnes
sont plus rapides, il n'y a plus de chemin fait, et on n'en peut point
pratiquer, moins a cause de la quantité des rochers dont toute cette
partie est couverte que par la difficulté de les entretenir ou de les
renouveler chaque année, parce que les torrens et les avalanches les
detruiroient; de plus on ne pourroit y travailler que trois ou quatre
mois de l'année, les huit ou neuf autres mois le pays, au dela du bourg,
étant presque toujours couvert de neige. La truite ne remonte pas
au-delà du bourge Saint-Pierre, elle se trouve arrêtée par les cascades
et chutes trop considérables de la Vassorée qui va se jetter dans la
Drance. Ce torrent sort encaissé et resserré dans le lit qu'il
s'est creusé, provient d'un glacier qu'on rencontre en montant le
Saint-Bernard qui porte le même nom. L'entrée du valais est fermée et
défendue de ce coté par le lit de la Vassorée; c'est le fosse le plus
profond et le plus escarpé qui existe. Des ouvrage crénelés et une porte
sont placés à l'entrée du bourg Saint-Pierre, nous avons donné un dessin
de la chute de ce torrent, on voit le travail des eaux dans le rocher
qu'il a miné et où il s'est ouvert un passage.
«On compte trois lieues de ce bourg à l'Hospice, sur le haut du
Saint-Bernard; c'est le passage le plus fréquenté pour communiquer du
Bas-Vallais en Italie par le Piémont et la vallée d'Aost; le transport
des marchandises ne se fait qu'à dos de mulets et de chevaux; c'est du
produit de ces transports que vivent la plupart des habitans qui sont
des deux côtés de ce mont; celui des fromages, qui est la principale
production de ces hautes Alpes, fait le plus fort article. On ne
rencontre sur cette route que des rochers entassés les uns sur les
autres, entre lesquels on passe par mille détours, en suivant les
petits vallons qu'ils forment. Des torrents des eaux y roulent et s'y
précipitent de tous côtés; on voit dans ces bas, de bois de sapins mêlés
de quelques pins et puis des mélèzes; ils diminuent insensiblement,
leurs végétation est moins vigoureuse, les arbres sont plus rares les
derniers qu'on rencontre sont des mélèzes à une heure de Saint-Pierre.
Plus loin, on ne voit plus que des buissons bas et rabougris; au bord de
quelque ruisseau ou torrent ce sont des aulnes ou vergnes; le dernier
arbrisseau que nous avons vu, entre les mélèzes et les aulnes, est un
sureau sans fruit. Les pâturages, l'herbe et le gazon suivent la même
progression. Ce n'est-que dans quelques endroits, d'où les eaux n'on pas
entraîné une restant de terre végétale, qu'il se voit un gazon fin, menu
et serré; de petites fleurs, aussi bases que ces gazons, nuancées des
plus belles et des plus vives couleurs, y forment des groupes de la plus
grande beauté; des mousses non moins curieuses que variées, couvrent
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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