Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)Hutton, James
Science
Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)
Hutton, James
Geology -- Early works to 1800
«Guancavelica est une bourgade, ou un corps municipal, situé dans une de
ces profondeurs, formées par différentes suites d'éminences. Le mercure
du baromètre y descend, et s'arrête à dix-huit pouces une ligne et
demie. Sa plus grande variation y est de 1-1/4 à 1-3/4. Sa hauteur est
donc de 1949 toises, ou 4536-2/3 _varas_ au-dessus du niveau de la
_mer_. Au haut du mont où se trouve la mine de mercure, mont qui est
habitable par-tout, et qui est immédiatement surmonté par d'autres,
autant qu'il s'élève au-dessus de Guancavelica, le mercure descend et
s'arrête à 16 pouces 6 lignes. Sa hauteur est donc de 2337-2/3 toises,
ou de 5448 varas au-dessus du niveau de la mer. Ainsi les eaux ont
encore fait cet autre excavation comme il est facile de le voir par des
indices manifestes. On remarque en effet dans la partie voisine de leur
lit, des roches détachées, toutes semblables à celles qui sont au milieu
des eaux; ce qui prouve que les eaux ont été au même niveau à une époque
beaucoup plus ancienne, et qu'elles ont excavé le sol, a force d'en
arracher les parties agrégées.
«Ces terrains sont couverts par un si grand nombre de courans, qu'il
n'en est aucun ou l'on n'en aperçoive, soit dans des ravins, soit entre
des montagnes. J'ai observé que la superficie des terrains qui en
avoisine les lits, est plus unie aux confluens, où plusieurs de ces
courans se réunissent. Cela vient de ce que l'éminence, qui se trouve au
confluent, paroît avoir été diminuée à la partie où elle a du former
une pointe saillante, à mesure que les eaux l'ont rongée de l'un ou de
l'autres côté, en continuant leurs excavation. Ces surfaces planes
sont comme par étages, les unes plus hautes que les autres, et se sont
insensiblement formées, selon que l'eau s'est plus ou moins arrêtée à
différente hauteur, pendent qu'elle creusoit ces lits. On observe, au
contraire, que les bords élevés dans ces courans, n'ont presque point
de largeur dans les endroits où l'eau a pu suivre son cours
très-directement. C'est cependant sur ces bords étroits et escarpées que
se trouvent pratiqués les chemins par où l'on passe. Le danger y est
très grand: car à peine un animal peut-il poser le pied. Toutes les fois
que le courant fait un détour, la surface des bords a plus de largeur;
cependant moins que lorsque plusieurs se réunissent. Un voit facilement
pourquoi. L'eau forcée de se détourner, s'éloigne plus de la rive que
quand elle va en ligne droite, et ronge ainsi le côté saillant sur
lequel elle fait son détour, et qui en devient comme le centre.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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