Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)Hutton, James
Science
Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)
Hutton, James
Geology -- Early works to 1800
«Le massif sur lequel est situé Beaumont, est coupé presque
perpendiculairement à l'ouest, sud-ouest et cette coupe en fait de ce
côté-là un rempart inaccessibles, ayant plus de 100 pieds de hauteur.
Quand j'ai considéré cette grande coupe, et le détour que fait la petite
rivière qui coule au bas de ce massif, je n'ai pus me refuser à croire
qu'il n'y avoit en là un bien plus grande courant d'eau, qui a battu et
miné ce massif, en s'y brisant avec force; car on ne peut supposer, avec
quelque vraisemblance, que cet ouvrage ait été fait par le volume d'eau
qui y coule actuellement: et il ne faut pas s'étonner de ce disparate;
par-tout vous le trouverez; ce qui démontre évidemment que la quantité
d'eau diminue insensiblement, et que la partie solide de notre globe
augmente à proportion que la partie liquide diminue; et s'il faut encore
étendre ce principe, j'ajouterai, que par-tout vous verrez les bornes
de la mer et des rivières reculées; par-tout vous trouverez d'anciens
courans d'eau desséchés, et même des rivières considérables, à en
juger par les collines ondulées qu'on voit encore. Mais cette partie
essentielle de la minéralogie qui est effrayante par les conséquences
qu'elle presente, et qui peut influer sur le système général du monde,
sera étendue un jour dans un autre memoire, où je décrirai d'anciens
cours de rivières de la France, qui n'existent plus. J'espère fair voir
alors, appuyé par les faits que me fournira l'histoire, que les rivières
et les fleuves actuels ont été plus volumineux qu'ils ne le sont
maintenant, et qu'il existoit en France un grande nombre de vastes lacs,
comme dans l'Amérique Septentrionale, et dont à peine il nous reste des
traces aujourd-hui.»
This opinion of M. Monnet, concerning the diminution of water upon the
earth, does not follow necessarily from those appearances which he has
mentioned. The surface of the earth is certainly changed by the gradual
operations of the running water, and it may not be unfrequent, perhaps,
to find a small stream of water in places where a greater stream had
formerly run; this will naturally happen upon many occasions, as well
as the opposite, by the changes which are produced upon the form of
the surface. Likewise the conversion of lakes into plains is a natural
operation of the globe, or a consequence of the degradation of the
elevated surface of the earth, without there being any reason to suppose
that the general quantity of running water upon the land diminishes,
or that the boundaries of the various seas are suffering any permanent
removal.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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