Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)Hutton, James
Science
Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)
Hutton, James
Geology -- Early works to 1800
Here nothing can be more positively described than the natural
destruction of those mountains by the operation of the rivers which run
between them; and this is from the authority of matter of fact, which,
on all occasions, this author faithfully describes. At the same time, we
are desired to believe, upon no better authority than the imagination of
a person hurried on by system, that those mountains are absolutely
to come to rest. I am aware of the danger to which a spirit of
systematising leads; and I wish for nothing more than to have my Theory
strictly examined, in comparing it with nature.
Our author thus proceeds: «La vue seule de la chaine du _Jura_ nous
apprend donc ce que deviendroit enfin toutes les montagnes. Dans la
plus grande partie de son étendue, il ne souffre plus aucun changement
ruineux: la _végétation_ le recouvre presque partout. Les bas sont
cultivés de toute sorte de manière suivant leur exposition; les sommets
sont couverts de pelouses, qui forment les pâturages les plus precieux.
Cette gazonade s'étend aussi sur toutes les parties des pentes qui ne
sont pas trop rapides, et le reste est couvert de bois.
«J'ai parcouru fort souvent le pied de ces montagnes: leur état est
presque partout tel que je viens d'avoir l'honneur de la descrire à V.M.
J'ai sur-tout observé avec attention les lits des _torrens_ qui, en
descendent pour se rendre dans les lacs de _Geneva_, de _Neufchâtel_ et
de _Bienne_, ainsi que dans l'Aar et dans le Rhin: et hormis ceux de ces
_torrens_ qui viennent des gorges où les terrains sont encore escarpés,
ils ne roulent plus que l'ancien gravier qu'ils out apporté autrefois.
«Mais il n'en est pas ainsi des _Alpes_, des _Pyrénées_, et des autres
montagnes, qui, comme celles-là, sont beaucoup plus élevées, ou qui
sans l'être davantage ont été livrées aux influences de l'air dans un
désordre plus grand. Dans ce genre de montagnes il reste encore à la
_végétation_ de bien grandes conquêtes à faire.
«Ces montagnes ne sont pas telles que V.M. pourroit se les figurer
naturellement; il faut y être monté pour s'en former une juste idée. Ce
sont des montagnes sur d'autres montagnes. De près on ne voit que les
parties inférieures; de loin tout se confond; il faut donc être arrivé
sur une des premières _terrasses_ pour voir les secondes; sur celles-ci
pour les troisièmes; et ainsi de suite.
«La plupart de ces _terrasses_ successives sont de grandes plaines,
dominées par des rochers qui s'éboulent, et forment des _talus_. Si dans
la succession des siècles, les _éboulemens_ de ces bandes de rochers en
amphithéâtre finissoient sans emporter les plaines qu'ils soutiennent,
et que les _torrens_ eussent creusé leur lit pendant ce tems là à
quelque distance des _talus_ tout seroit fini par cette première
operation. Mais il y a peu de hautes montagnes où les arrangemens soient
si simples: souvent ces bandes empiètent les unes sur les autres en
_s'éboulant_, et alors le repos est bien différé.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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