Verdun to the Vosges: Impressions of the War on the Fortress Frontier of FranceCampbell, Gerald
History
Verdun to the Vosges: Impressions of the War on the Fortress Frontier of France
Campbell, Gerald
World War, 1914-1918 -- Personal narratives
“Une voix m’appela par mon nom.
“C’était un officier du bataillon de chasseurs qui avait pris le
village. Il était à la fenêtre, au premier étage de la maison
dévastée.
“Monte un peu, me dit-il.
“Je repondis: ‘Je suis fatigué et pressé de rentrer cantonner.’
“Il reprit. ‘Cela en vaut la peine. C’est un de ces cochons qui est
crevé au sein de son fumier.’
“Je descends de cheval. Sur la porte de la maison une plaque de cuivre
brillante: ‘Etude de M. X. Notaire’. Je monte. Mon camarade rit aux
éclats, entouré d’un groupe d’officiers. Il y a de quoi.
“La chambre est saccagée, comme le reste de la maison; le linge sorti
des armoires, piétiné, les meubles démolis. Le lit est défait et sale.
Un lieutenant allemand a passé là la nuit précédente, et s’est couché
dans les draps sans retirer ses bottes. Une odeur écoeurante règne
dans la piece. Mais pourquoi S ... m’ a-t-il fait monter?
“Regarde, dit-il.
“Je n’avais pas vu! Un lieutenant bavarois est assis, mort, entouré
d’ordures, d’excréments humains, dans le tiroir ouvert d’une commode
ancienne. Ses culottes sont abaissées sur ses bottes. Sa tête et ses
épaules penchées tombent sur la poitrine vers les jambes. Il est dans
une posture ignoble, grotesque, malgré la mort.
“‘Nous sommes entrés brusquement dans le village,—me fit S..., sans
crier gare. De cette maison on nous tire un coup de feu. Je monte.
C’était un soldat qui nous visait de cette fenêtre. Je l’abats. Je me
retourne; et je vois ce cochon de gaillard en train de faire ses
insanités dans le tiroir de ce beau meuble, sur les dentelles de
famille! Il était si ahuri de me voir qu’il ne s’est même pas levé,
restant dans sa position ignoble et relevant sa chemise à deux mains.
Je lui ai tiré un coup de revolver. Il s’est abattu sur son
fumier....’
“Et je pense à la fiancée allemande, dans ce village de Bavière, qui
apprendra la mort de ce lieutenant et se représentera cette mort
héroique et chevaleresque ...”
It is not a very pleasant story, as we say in England, but then the
seamy side of the war is not pleasant, especially war as it is made in
France by some Germans. And the more people in England realize that fact
the better for the cause and hopes of us and our Allies.
On the night of the 11th, or rather at two o’clock in the morning of the
12th, the lieutenant assisted at a rather different scene, as dramatic
and glorious for all the sons of France as the other was vile and
ignoble for all Germans. He was roused from his sleep by an orderly with
the news that the General wished to see all the officers at once. With
all the others he hurried to the General’s quarters, and there—it was in
the police station—the brigadier handed them the famous telegram of
General Joffre, announcing that the Germans were retreating, the Battle
of the Marne won, Paris freed from the menace of the enemy, and France
saved.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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