Walks in RomeHare, Augustus J. C. (Augustus John Cuthbert)
History
Walks in Rome
Hare, Augustus J. C. (Augustus John Cuthbert)
Rome (Italy) -- Description and travel
The spot where the Christian martyrs suffered is now marked by a tall
cross, devoutly kissed by the faithful,--and all round the arena of the
Coliseum, are the small chapels or "stations," used in the Via Crucis,
which is observed here at 4 P.M. every Friday, when a confraternity
clothed in grey, with only the eyes visible, is followed by a crowd of
worshippers who chaunt and pray at each station in turn,--after which a
Capuchin monk preaches from a pulpit on the left of the arena. These
sermons are often very striking, being delivered in a familiar style,
and upon popular subjects of the day, but they also often border on the
burlesque.
"Oswald voulut aller au Colisée pour entendre le Capucin qui devait
y prêcher en plein air au pied de l'un des autels qui désignent,
dans l'intérieur de l'enceinte, ce qu'on appelle _la route de la
Croix_. Quel plus beau sujet pour l'éloquence que l'aspect de ce
monument, que cette arène où les martyrs ont succédé aux
gladiateurs! Mais il ne faut rien espérer à cet égard du pauvre
Capucin, qui ne connâit de l'histoire des hommes que sa propre vie.
Néanmoins, si l'on parvient à ne pas écouter son mauvais sermon, on
se sent ému par les divers objets dont il est entouré. La plupart
de ses auditeurs sont de la confrérie des Camaldules; ils se
revêtent, pendant les exercises religieux, d'une espèce de robe
grise qui couvre entièrement la tête et le corps, et ne laisse que
deux petites ouvertures pour les yeux; c'est ainsi que les ombres
pourraient être représentées. Ces hommes, ainsi cachés sous leurs
vêtements, se prosternent la face contre terre, et se frappent la
poitrine. Quand le prédicateur se jette à genoux en criant
_miséricorde de pitié!_ le peuple qui l'environne se jette aussi à
genoux, et répète ce même cri, qui va se perdre sous les vieux
portiques du Colisée. Il est impossible de ne pas éprouver alors
une émotion profondément religieuse; cet appel de la douleur à la
bonté, de la terre au ciel, remue l'âme jusque dans son sanctuaire
le plus intime."--_Madame de Staël._
"'C'est aujourd'hui Vendredi,' dit Guy, 'il y aura foule au
Colisée, il vaudrait mieux, je crois, y aller un autre jour.'
"'Non, non,' dit Eveline, 'c'est précisément pour cela que je veux
y aller. On m'a dit qu'il fallait le voir ainsi rempli de monde, et
que d'ailleurs cette fête était curieuse.'
"'Ce n'est pas une fête,' dit Guy gravement, 'c'est un simple acte
de dévotion qui se répète tous les Vendredis.'
"'En vérité,' dit Eveline, 'et pourquoi le Vendredi?'
"'Parceque c'est le jour où Christ est mort pour nous; par cette
raison, vous ne l'ignorez pas, ce jour est demeuré consacré dans le
monde chrétien ... dans le monde catholique du moins,' repondit
Guy.
"'Mais à quel propos choisit-on le Colisée pour s'y réunir ce jour
là?'
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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