Why We Are at War (2nd Edition, revised)University of Oxford. Faculty of Modern History
History
Why We Are at War (2nd Edition, revised)
University of Oxford. Faculty of Modern History
World War, 1914-1918
A la suite de cette manière d'agir du Gouvernement Austro-Hongrois,
malgré la déclaration de la Russie qu'elle ne pourrait rester
indifférente au sort de la Serbie, le Gouvernement Impérial jugea
nécessaire d'ordonner la mobilisation des circonscriptions militaires de
Kiew, d'Odessa, de Moscou et de Kazan. Une telle décision s'imposait
parce que depuis la date de la remise de la note austro-hongroise au
Gouvernement Serbe et les premières démarches de la Russie cinq jours
s'étaient écoulés, et cependant le Cabinet de Vienne n'avait fait aucun
pas pour aller au-devant de nos efforts pacifiques; au contraire, la
mobilisation de la moitié de l'armée austro-hongroise avait été
décrétée.
Le Gouvernement Allemand fut mis au courant des mesures prises par la
Russie; il lui fut en même temps expliqué qu'elles n'étaient que la
conséquence des armements autrichiens et nullement dirigées contre
l'Allemagne. En même temps, le Gouvernement Impérial déclara que la
Russie était prête à continuer les pourparlers en vue d'une solution
pacifique du conflit, soit par la voie de négociations directes avec le
Cabinet de Vienne, soit en suivant la proposition de la Grande-Bretagne,
par la voie d'une Conférence des quatre Grandes Puissances non
intéressées directement, voire l'Angleterre, la France, l'Allemagne et
l'Italie.
Cependant cette tentative de la Russie échoua également.
L'Autriche-Hongrie déclina un échange de vues ultérieur avec nous, et le
Cabinet de Vienne se déroba à la participation à la Conférence des
Puissances projetée.
Néanmoins, la Russie ne discontinua pas ses efforts en faveur de la
paix. Répondant à la question de l'Ambassadeur d'Allemagne, à quelles
conditions nous consentirions encore à suspendre nos armements, le
Ministre des Affaires Etrangères déclara que ces conditions seraient la
reconnaissance par l'Autriche-Hongrie que la question Austro-Serbe avait
revêtu le caractère d'une question européenne, et la déclaration de
cette même Puissance qu'elle consentait à ne pas insister sur des
demandes incompatibles avec les droits souverains de la Serbie.
La proposition de la Russie fut jugée par l'Allemagne inacceptable pour
l'Autriche-Hongrie. Simultanément on reçut à St.-Pétersbourg la nouvelle
de la proclamation de la mobilisation générale par l'Autriche-Hongrie.
En même temps les hostilités continuaient sur le territoire Serbe et
Belgrade fut bombardée derechef.
L'insuccès de nos propositions pacifiques nous obligea d'élargir les
mesures de précaution militaires.
Le Cabinet de Berlin nous ayant adressé une question à ce sujet, il lui
fut répondu que la Russie était forcée de commencer ses armements pour
se prémunir contre toutes éventualités.
Tout en prenant cette mesure de précaution, la Russie n'en discontinuait
pas moins de rechercher de toutes ses forces une issue de cette
situation et déclara être prête à accepter tout moyen de solution du
conflit qui comporterait l'observation des conditions posées par nous.
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