Adventures of the Ojibbeway and Ioway Indians in England, France, and Belgium; Vol. 1 (of 2): being Notes of Eight Years' Travels and Residence in Europe with his North American Indian CollectionCatlin, George
History
Adventures of the Ojibbeway and Ioway Indians in England, France, and Belgium; Vol. 1 (of 2): being Notes of Eight Years' Travels and Residence in Europe with his North American Indian Collection
Catlin, George
England -- Description and travel; France -- Description and travel; Indians of North America
Fils d'un homme de loi, élevé lui-même pour figurer au barreau, devenu
enfin avocat, M. Catlin aimait trop le grand air et les voyages pour
se laisser claquemurer dans l'antre de la chicane. Deux passions
d'ailleurs se partageaient sa vie: la pêche et la peinture. Quand
il n'était pas au bord d'une rivière, il était devant une toile, et
vice-versâ. Il apprit la peinture sans maître, y devint habile après
trois ou quatre ans d'études, et se demandait à quel but il dévouerait
son existence, et l'esprit un peu enthousiaste qui l'animait,
lorsqu'arrivèrent à Washington, des pays bien loin à l'Ouest, une
douzaine d'Indiens au port noble et majestueux, accoutrés de leurs
vêtements bizarres, mais pittoresques, la tête ornée de leur casque,
le bras chargé de leur bouclier, le corps ceint de la tunique de peau
d'antilope, les épaules couvertes du manteau de buffle.
Ces braves gens firent l'admiration des gamins et du beau monde de
Washington et donnèrent beaucoup à réfléchir à notre peintre. Il se
dit que les vêtements de la civilisation ne servaient pas seulement à
voiler, mais à gâter la grâce et la beauté naturelles, que l'homme non
garrotté dans les liens de l'art, devait offrir à l'artiste le plus
magnifique modèle, et que l'histoire et les coutumes des peuplades
sauvages étaient des sujets dignes d'occuper la vie d'un homme.
Ces réflexions étaient à peine achevées que M. Catlin prit son parti.
Il consulta bien pour la forme quelques amis qui essayèrent de le
détourner de son projet; ils lui représentèrent les dangers auxquels
il allait s'exposer, les fatigues inouïes qu'il aurait à supporter
et bien d'autres arguments auxquels il fut insensible. M. Catlin fit
ses paquets qui n'étaient pas lourds, et qui se composaient de toiles
roulées, de brosses, de couleurs, de papier et de crayons; il mit
sa carabine en bandouliere; et le bâton blanc à la main il partit
pour l'Ouest en quête d'aventures, de Peaux-Rouges, de buffles et de
prairies.
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