Adventures of the Ojibbeway and Ioway Indians in England, France, and Belgium; Vol. 1 (of 2): being Notes of Eight Years' Travels and Residence in Europe with his North American Indian CollectionCatlin, George
History
Adventures of the Ojibbeway and Ioway Indians in England, France, and Belgium; Vol. 1 (of 2): being Notes of Eight Years' Travels and Residence in Europe with his North American Indian Collection
Catlin, George
England -- Description and travel; France -- Description and travel; Indians of North America
Peu de livres ont plus d'intérêt que celui de M. Catlin. On lit cet
ouvrage avec le plaisir que l'on prendrait à la lecture d'un bon roman,
s'il y avait encore de bons romans pour servir de point de comparaison.
On suit M. Catlin dans ses courses vagabondes, on aime avec lui ces
Indiens qu'il a toujours trouvés francs et hospitaliers, généreux
et dignes. Ces Indiens si méconnus ont, quoique sauvages, toutes
les qualités qui distinguent l'épicier le plus civilisé de la rue
Saint-Denis, caporal de la garde nationale; comme celui-ci, ils sont
bons pères, bons époux, amis dévoués; la seule différence entr'eux,
c'est qu'ils ne payent pas très-exactement leurs contributions par
la raison qu'on ne leur en demande pas, et qu'ils ne montent pas
assidument leur garde, par l'autre raison qu'on ne connaît pas les
guérites dans ce pays.
Une Odyssée de huit ans a fait apprécier à M. Catlin les mérites et les
vertus des sauvages; et, après avoir lu son livre, j'ai fini par croire
avec Jean-Jacques Rousseau que l'homme, tel que nous avons le malheur
de le connaître, est un animal dépravé par la civilisation.
Rien de plus touchant que l'apologie des Indiens faite par M. Catlin,
dans sa neuvième lettre; partout où il peut mettre en saillie la
noblesse de leur caractère, M. Catlin le fait avec bonheur; il se
souvient du bon temps passé au milieu d'eux, des marques d'affection
qu'ils lui out données, et il les venge du mépris que les civilisés
déversent sur ces pauvres et braves gens, contents de leur sort, sans
regret du passé, sans souci de l'avenir, sans autres lois que celles de
l'honneur qui est tout puissant chez eux.
Tous ceux qui ont lu les admirables romans de Cooper retrouvent dans
l'ouvrage de M. Catlin les scènes, mais cette fois vraies, animées,
vivantes, décrites avec tant de talent par le fécond romancier
Américain. M. Catlin a décrit aussi l'embrâsement des prairies, et
pouvait dire: _Quorum pars magna fui_; car il ne dut qu'à la vitesse de
son "pony" Indien d'échapper à la flamme immense qui courait sur lui
avec plus de rapidité qu'une locomotive lancée à fond de train. J'étais
en sûreté, dit-il, que je tremblais encore. Une autre fois, plus de
2000 buffles se jettent à l'eau pour atteindre le canot dans lequel
il nageait, et c'est à grand'peine qu'il se sauve et que le canot ne
chavire pas, soulevé par le dos d'un de ces animaux; une autre fois
encore, il se rencontre nez à nez avec une ourse grise accompagnée de
ses deux petits, bête énorme de la taille d'un rhinocéros et qui vous
dépèce un homme en un tour de main, à l'aide de ses ongles longs d'un
décimètre et larges à la base de cinq centimètres pour finir par la
pointe la plus aiguë.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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