Avril: Being Essays on the Poetry of the French RenaissanceBelloc, Hilaire
History
Avril: Being Essays on the Poetry of the French Renaissance
Belloc, Hilaire
French poetry -- 16th century -- History and criticism; Renaissance -- France
Muses. _Au nocher qui sans cesse erre sur la marine
Le teint noir appartient; le soldat n'est point beau
Sans estre tout poudreux; qui courbe la poitrine
Sur nos livres, est laid s'il n'a pasle la peau._
Ronsard. _Mais quelle recompense aurois-je de tant suivre
Vos danses nuict et jour, un laurier sur le front?
Et cependant les ans aux quels je deusse vivre
En plaisirs et en jeux comme poudre s'en vont._
Muses. _Vous aurez, en vivant, une fameuse gloire,
Puis, quand vous serez mort, votre nom fleurira
L'age, de siecle en siecle, aura de vous memoire;
Vostre corps seulement au tombeau pourrira._
Ronsard. _O le gentil loyer! Que sert au viel Homere,
Ores qu'il n'est plus rien, sous la tombe, la-bas,
Et qu'il n'a plus ny chef, ny bras, ny jambe entiere
Si son renom fleurist, ou s'il ne fleurist pas!_
Muses. _Vous estes abuse. Le corps dessous la lame
Pourry ne sent plus rien, aussy ne luy en chaut.
Mais un tel accident n'arrive point a l'ame,
Qui sans matiere vist immortelle la haut._
Ronsard. _Bien! Je vous suyvray donc d'une face plaisante,
Dusse-je trespasser de l'estude vaincu,
Et ne fust-ce qu'a fin que la race suyvante
Ne me reproche point qu'oysif j'aye vescu._
Muses. _Vela saigement dit, Ceux dont la fantaisie
Sera religieuse et devote envers Dieu
Tousjours acheveront quelque grand poesie,
Et dessus leur renom la Parque n'aura lieu._
THE EPITAPH ON RABELAIS.
Seven years after Rabelais died, Ronsard wrote this off-hand. I give it,
not for its value, but because it connects these two great names. The
man who wrote it had seen that large and honorable mouth worshipping
wine: he had reverenced that head of laughter which has corrected all
our philosophy. It would be a shame to pass such a name as Ronsard's
signed to an epitaph on such a work as that of Rabelais, poetry or no
poetry.
Ronsard also from a tower at Meudon used to creep out at night and drink
with that fellow-priest, vicar of the Parish, Rabelais: a greater man
than he.
By a memory separate from the rest of his verse, Ronsard was moved to
write this Rabelaisian thing. For he had seen him "full length upon the
grass and singing so."
There is no need of notes, for these great names of Gargantua, Panurge
and Friar John are household to every honest man.
_THE EPITAPH ON RABELAIS._
_Si d'un mort qui pourri repose
Nature engendre quelque chose,
Et si la generation
Se faict de la corruption,
Une vigne prendra naissance
Du bon Rabelais qui boivoit
Tousjours ce pendant qu'il vivoit;_
_Demi me se troussoit les bras
Et se couchoit tout plat a bas
Sur la jonchee entre les tasses
Et parmy les escuelles grasses_
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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