Avril: Being Essays on the Poetry of the French Renaissance — John Shaqi
Avril: Being Essays on the Poetry of the French RenaissanceBelloc, Hilaire
History
Avril: Being Essays on the Poetry of the French Renaissance
Belloc, Hilaire
French poetry -- 16th century -- History and criticism; Renaissance -- France
Of the high series which Rome called forth from Du Bellay during that
bitter diplomatic exile of his, I have chosen these three sonnets,
because they seem best to express the majesty and gloom which haunted
him. It is difficult to choose in a chain of cadences so equal and so
exalted, but perhaps the last, "Telle que dans son char la
Berecynthienne" is the most marvellous. The vision alone of Rome like
the mother of the Gods in her car would have made the sonnet immortal.
He adds to the mere picture a noise of words that is like thunder in the
hills far off on summer afternoons: the words roll and crest themselves
and follow rumbling to the end: he could not have known as he wrote it
how great a thing he was writing. It has all the character of verse that
increases with time and seems superior to its own author's intention.
_THE "ANTIQUITEZ DE ROME."_
III.
_Nouveau venu qui cherches Rome en Rome,
Et rien de Rome en Rome n'appercois,
Ces vieux palais, ces vieux arcz que tu vois
Et ces vieux Murs, c'est ce que Rome on nomme.
Voy quel orgueil, quelle ruine, et comme
Celle que mist le monde sous ses loix
Pour donter tout, se donta quelquefois,
Et devint proye au temps, qui tout consomme._
_Rome de Rome est le seul monument,
Et Rome Rome a vaincu seulement.
Le Tybre seul, qui vers la mer s'enfuit,
Reste de Rome. O mondaine inconstance!
Ce qui est ferme, est par le temps destruit,
Et se qui fuit, au temps fait resistance._
IV.
_Celle qui de son chef les estoilles passoit,
Et d'un pied sur Thetis, l'autre dessous l'Aurore
D'une main sur le Scythe, et l'autre sur le More,
De la terre, et du Ciel, la rondeur compassoit,
Juppiter ayant peur, si plus elle croissoit
Que l'orgueil des Geans se relevast encore,
L'accabla sous ces monts, ces sept monts qui font ore
Tumbeaux de la grandeur qui le ciel menassoit._
_Il luy meist sur le chef la croppe Saturnale
Puis dessus l'estomac assist le quirinale
Sur le ventre il planta l'antique Palatin,
Mist sur la dextre main la hauteur Celienne,
Sur la senestre assist l'eschine Exquilienne
Viminal sur un pied: sur l'autre L'Aventin._
VI.
_Telle que dans son Char la Berecynthienne
Couronnee de tours, et joyeuse d'avoir
Enfante tant de Dieux, telle se faisoit voir
En ses jours plus heureux ceste ville ancienne:
Ceste ville qui fust plus que la Phrygienne
Foisonnante en enfants et de qui le pouvoir
Fust le pouvoir du Monde, et ne se peult revoir
Pareille a sa grandeur, grandeur si non la sienne._
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