Château de Vaux-le-Vicomte (Maincy, France); France -- Social life and customs -- Fiction
As for La Fontaine, all know how his fidelity, rendered still more
touching by his ingenuous emotions and the spell of his poetry, adorns
and defends the memory of Nicolas Foucquet to this very day. Nothing
can equal the divine complaint in which the truest of poets grieved
over the disgrace of his magnificent patron.
ÉLÉGIE[80]
Remplissez l'air de cris en vos grottes profondes,
Pleurez, nymphes de Vaux, faites croître vos ondes;
Et que l'Anqueil[81] enflé ravage les trésors
Dont les regards de Flore ont embelli vos bords.
On ne blâmera point vos larmes innocentes,
Vous pourrez donner cours à vos douleurs pressantes;
Chacun attend de vous ce devoir généreux:
Les destins sont contents, Oronte est malheureux[82]
"In a letter written under the name of M. de la Visclède, to the
permanent secretary of the Academy of Pau, in 1776, Voltaire," says
M. Marty-Laveaux, "quotes these verses, and adds: 'He (La Fontaine)
altered the word _Cabale_ when he had been made to realize that the
great Colbert was serving the King with great equity, and was not
addicted to cabals. But La Fontaine had heard some one make use of the
term, and had fully believed that it was the proper word to use.'"
Vous l'avez vu naguère au bord de vos fontaines,
Qui sans craindre du sort les faveurs incertaines,
Plein d'éclat, plein de gloire, adoré des mortels,
Recevait des honneurs qu'on ne doit qu'aux autels.
Hélas! qu'il est déchu de ce bonheur suprême!
Que vous le trouverez différent de lui-même!
Pour lui les plus beaux jours sont de secondes nuits,
Les soucis dévorans, les regrets, les ennuis,
Hôtes infortunés de sa triste demeure,
En des gouffres de maux le plongent à toute heure
Voilà le précipice où l'ont enfin jeté
Les attraits enchanteurs de la prospérité!
Dans les palais des Rois cette plainte est commune;
On n'y connaît que trop les jeux de la fortune,
Ses trompeuses faveurs, ses appas inconstants:
Mais on ne les connaît que quand il n'est plus temps,
Lorsque sur cette mer on vogue à pleines voiles,
Qu'on croit avoir pour soi les vents et les étoiles.
Il est bien malaisé de régler ses désirs;
Le plus sage s'endort sur la foi des zéphirs.
Jamais un favori ne borne sa carrière,
Il ne regarde point ce qu'il laisse en arrière;
Et tout ce vain amour des grandeurs et du bruit
Ne le saurait quitter qu'après l'avoir détruit.
Tant d'exemples fameux que l'histoire en raconte
Ne suffisaient-ils pas sans la perte d'Oronte?
Ah! si ce faux éclat n'eût point fait ses plaisirs,
Si le séjour de Vaux eût borné ses désirs
Qu'il pouvait doucement laisser couler son âge!
Vous n'avez pas chez vous ce brillant équipage,
Cette foule de gens qui s'en vont chaque jour
Saluer à longs flots le soleil de la cour:
Mais la faveur du ciel vous donne en récompense
Du repos, du loisir, de l'ombre et du silence,
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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