Château de Vaux-le-Vicomte (Maincy, France); France -- Social life and customs -- Fiction
Un tranquille sommeil, d'innocents entretiens,
Et jamais à la cour on ne trouve ces biens.
Mais quittons ces pensers, Oronte nous appelle.
Vous, dont il a rendu la demeure si belle,
Nymphes, qui lui devez vos plus charmants appas,
Si le long de vos bords Louis porte ses pas,
Tâchez de l'adoucir, fléchissez son courage;
Il aime ses sujets, il est juste, il est sage;
Du titre de clément, rendez-le ambitieux;
C'est par là que les Rois sont semblables aux dieux.
Du magnanisme Henri[83] qu'il contemple la vie;
Dès qu'il put se venger, il en perdit l'envie.
Inspirez à Louis cette même douceur:
La plus belle victoire est de vaincre son cœur.
Oronte est à présent un objet de clémence;
S'il a cru les conseils d'une aveugle puissance,
Il est assez puni par son sort rigoureux,
Et c'est être innocent que d'être malheureux.[84]
La Fontaine, not satisfied with this poem, addressed an ode to the King
on Foucquet's behalf. But the ode is far from equalling the elegy.
... Oronte seul, ta creature,
Languit dans un profond ennui,
Et les bienfaits de la nature
Ne se répandent plus sur lui.
Tu peux d'un éclat de ta foudre
Achever de le mettre en poudre;
Mais si les dieux à ton pouvoir
Aucunes bornes n'ont prescrites,
Moins ta grandeur a de limites,
Plus ton courroux en doit avoir.
. . . . . . .
Va-t-en punir l'orgueil du Tibre;
Qu'il se souvienne que ses lois
N'ont jadis rien laissé de libre
Que le courage des Gaulois.
Mais parmi nous sois débonnaire:
A cet empire si sévère
Tu ne te peux accoutumer;
Et ce serait trop te contraindre:
Les étrangers te doivent craindre,
Tes sujets te veulent aimer.
These verses refer to the attack made by the Corsicans on the Guard of
Alexander VII, who, on the 20th August, 1667, fired on the coach of the
Due de Créqui, the French Ambassador.
L'amour est fils de la clémence,
La clémence est fille des dieux;
Sans elle toute leur puissance
Ne serait qu'un titre odieux.
Parmi les fruits de la victoire,
César environné de gloire
N'en trouva point dont la douceur
A celui-ci pût être égale,
Non pas même aux champs où Pharsale
L'honora du nom de vainqueur.
. . . . . . .
Laisse-lui donc pour toute grâce
Un bien qui ne lui peut durer,
Après avoir perdu la place
Que ton cœur lui fit espérer.
Accorde-nous les faibles restes
De ses jours tristes et funestes,
Jours qui se passent en soupirs:
Ainsi les tiens filés de soie
Puissent se voir comblés de joie,
Même au delà de tes désirs.[85]
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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