Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
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Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
L'homme et la femme continuèrent ainsi, leur conversation, mais ils ne
pouvaient pas décider quels souhaits seraient les plus sages.
L'homme mangea sa soupe en silence regarda le pain sec, et dit: "Oh!
j'aimerais avoir une bonne grosse saucisse pour dîner." Au même instant
une grosse saucisse tomba sur la table. L'homme regarda la saucisse avec
la plus grande surprise, la femme aussi.
Alors la femme dit: "Oh, mon mari, vous avez été très imprudent. Vous
avez demandé une saucisse seulement. Un souhait est accordé. Maintenant
il reste seulement deux souhaits." "Oui," dit l'homme, "j'ai été
imprudent, mais il y a encore deux souhaits. Nous pouvons demander de
grandes richesses et un empire."
"Oui," dit la femme, "nous pouvons demander encore de grandes richesses
et un empire, mais nous ne pouvons pas demander dix enfants. Vous avez
été si imprudent. Vous avez demandé une saucisse. Vous préférez une
saucisse, sans doute, à une grande famille." Et la pauvre femme continua
ses lamentations et répéta si souvent: "Vous avez été très imprudent,"
que l'homme perdit patience et dit: "Je suis fatigué de vos
lamentations: je voudrais que cette saucisse fût pendue au bout de votre
nez!"
Un instant après la saucisse était pendue au bout du nez de la pauvre
femme. La pauvre femme était très surprise, et l'homme aussi. La femme
commença à se lamenter encore plus, et dit à son mari: "Ah, mon mari,
vous êtes bien imprudent. Vous avez demandé une saucisse, et maintenant
vous avez demandé que cette saucisse fût pendue au bout de mon nez.
C'est terrible. Deux souhaits sont accordés. Maintenant il reste
seulement un souhait!"
"Oui," dit l'homme. "Mais nous pouvons demander de grandes richesses."
"Oui," dit la femme, "mais j'ai une saucisse pendue au bout du nez. Je
suis ridicule. J'étais jolie, maintenant je suis laide, et c'est de
votre faute!" et la pauvre femme pleura.
L'homme regarda sa femme, et dit: "Oh, j'aimerais que cette saucisse ne
fût pas ici." À l'instant la saucisse disparut, et l'homme et la femme
étaient aussi pauvres qu'avant. La femme se lamenta, l'homme aussi, mais
les trois souhaits avaient été accordés, et l'homme se trouva obligé de
manger son pain sec.
Après le dîner il retourna à la forêt pour couper du bois. Il dit: "Je
suis bien bien misérable," mais la fée n'arriva pas, et il resta
toujours pauvre. Il n'avait pas de richesses, il n'avait pas d'empire,
il n'avait pas de perles, il n'avait pas de diamants, il n'avait pas de
fils, il n'avait pas de filles, et il n'avait pas même une saucisse pour
son dîner.
Sa femme continua à pleurer, et elle disait tous les jours à son mari:
"Ah, si vous n'aviez pas été si imprudent, nous serions riches et
contents, et nous aurions une grande famille. Hélas! hélas!"
LE CHAT ET LE RENARD.[5]
[Note 5: A Russian folk story. The cat is considered a foreigner who
has just arrived from Siberia, while the fox, the bear, and the wolf are
quite at home in the forest.]
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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