Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
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Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
Le démon alla le premier, et toutes les femmes et toutes les jeunes
filles tombèrent malades. Alors le paysan arriva avec sa médecine, et il
guérit toutes les malades. Naturellement tout le monde payait cher cette
médecine, et le paysan fit une grande fortune en très peu de temps.
Le démon dit un jour au paysan: "Maintenant, paysan, je tourmenterai la
fille du roi; elle sera malade, très malade, mais je vous défends de la
guérir."
La fille du roi tomba malade. Le roi envoya chercher le médecin, et dit:
"Guérissez ma fille, ou vous périrez." Le démon dit: "Ne guérissez pas
la fille du roi, ou vous périrez." Le pauvre paysan se trouvait
naturellement très embarrassé. Il pensa longtemps, puis il alla trouver
tous les domestiques du roi, et dit: "Allez dans la rue, et criez aussi
fort que possible: 'La méchante femme est arrivée! la méchante femme est
arrivée!'"
Alors le paysan entra dans la maison du roi. Le démon, qui était dans la
maison, dit: "Misérable, pourquoi arrivez-vous ici?"
Le paysan répondit: "Mon pauvre démon, la méchante femme est arrivée."
"Impossible!" dit le démon. Mais à cet instant-là tous les domestiques
du roi commencèrent à crier: "La méchante femme est arrivée! la méchante
femme est arrivée!"
Le démon dit au paysan: "Oh! mon ami, j'ai peur de la méchante femme.
Dites-moi où me cacher." Le paysan dit: "Retournez dans votre trou. La
méchante femme n'y retournera sûrement pas."
Le démon partit bien vite, et il se précipita dans le trou, où, hélas,
il retrouva la méchante femme.
Le paysan guérit la fille du roi et reçut une grande récompense pour ses
services.
BABA-IAGA.[19]
[Note 19: One of the folktales so popular among Russian peasants.
All the witches are known as Baba-Iaga in Russia.]
Un homme avait perdu sa femme; il était donc veuf, et il était très
triste. Il avait une fille. Un jour il dit à sa fille: "Mon enfant, je
suis triste, je vais me remarier." En effet il prit une seconde femme,
mais elle n'était pas bonne du tout. Elle était très cruelle, et elle
battait toujours la pauvre fille quand le père était sorti. Un jour la
méchante femme dit à la pauvre fille:
"Ma fille, allez vite chez votre tante, ma soeur, et dites-lui de vous
prêter une aiguille et du fil, car je veux vous faire une robe."
La jeune fille partit, mais elle alla d'abord visiter sa vraie tante;
car elle avait peur de la soeur de sa belle-mère, qui s'appelait
Baba-Iaga, et qui était une sorcière renommée.
La vraie tante lui donna toutes les instructions nécessaires, et alors
elle alla chez la sorcière Baba-Iaga. La sorcière était dans sa
chaumière (petite maison); elle était très occupée à filer.
"Bonjour, ma tante," dit la jeune fille. "Ma belle-mère m'a envoyée pour
vous prier de lui prêter une aiguille et du fil pour me faire une robe."
"Très-bien," dit Baba-Iaga, "asseyez-vous là, et filez un instant."
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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