“Mais trois mois après—novembre 1787—lorsque le roi fut obligé de
venir à Paris tenir un lit de justice à ce même parlement pour obtenir
l’enregistrement d’un édit portant création de divers emprunts jusqu’à
concurrence de 450 millions, Louis XVI rencontra la plus violente
opposition dans cette cour qu’on croyait réduite. Il voulut vaincre
l’opposition en exilant les plus récalcitrants, les conseillers Fréteau,
Sabatier, de Cabre et le duc d’Orléans.... Au mois de mai suivant, 1788,
le même parlement rendit un arrêt qui réclama avec véhémence ‘les lois
fondamentales de l’État; le droit de la nation d’accorder des subsides,
le droit des cours du royaume de vérifier les édits, de vérifier dans
chaque province les volontés du roi, et de n’en accorder l’enregistrement
qu’autant qu’elles seraient conformes aux lois constitutives de la
province, ainsi qu’aux fondamentales de l’État; l’immovabilité et
l’indépendance des magistrats, le droit pour chaque citoyen de n’être
jamais traduit en aucune manière devant d’autres juges que ses juges
naturels désignés par la loi; le droit, sans lequel tous les autres sont
inutiles, de n’être arrêté, par quelque ordre que ce soit, que pour être
remis sans délai entre les mains des juges compétents; protestant la
cour du parlement contre toute atteinte qui serait portée aux principes
exprimés.’
“M. de Barentin proposa de nouveau a Danton d’être secrétaire du sceau.
Celui-ci remercia en disant que l’état de la question politique était
changé. ‘Nous n’en sommes plus aux réformes modestes; ceux qui les ont
refusées ont refusé leur propre salut; nous sommes, dit-il plus nettement
que jamais, à la veille d’une révolution. Eh quoi! ne voyez-vous pas
venir l’avalanche?...
A. R. C. DE SAINT-ALBIN.”
VI
EXTRACTS FROM DOCUMENTS
SHOWING THE PRICE PAID FOR DANTON’S PLACE AT THE CONSEILS DU ROI,
THE SOURCES FROM WHICH HE DERIVED THE MONEY FOR ITS PAYMENT, AND THE
COMPENSATION PAID ON ITS SUPPRESSION IN 1791.
The three documents from which I quote below are of the utmost importance
to a special study of Danton, because they give us most of our evidence
as to the value of his post at the Conseils du Roi, and permit us
to understand his financial position during the first years of the
Revolution.
They are three in number:—
(_a_) The deed of sale by which Danton acquired the post from Me. Huet de
Paisy. This deed was discovered by Dr. Robinet (from whose “Vie Privée
de Danton” I take all the documents quoted) in the offices of a Parisian
solicitor, Me. Faiseau-Jaranne of the Rue Vivienne. This gentleman was
the direct successor in his business of the M. Dosfant who drew up the
deed seventy years before.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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