On s’occupe à faire camper et exercer l’armée des Alpes,
dont le recrutement est entièrement effectué. On fortifie
tous les points de défense, et on augmente la garnison des
places. Les recrues nombreuses qui y sont arrivées ont fourni
un excédant de vingt-un mille hommes; vous avez disposé de
huit mille contre les départemens révoltés. Les treize mille
restans renforceront l’armée d’Italie, diminuée pour servir à
la défense de la Corse, formeront une réserve ou renforceront
l’armée des Pyrénées orientales.
Le département du Mont-Blanc s’est empressé d’organiser
plusieurs bataillons et de prouver ainsi son attachement à la
République; ils réclament des armes, et nous espérons qu’avec
des moyens mis déjà en activité ils seront bientôt armés.
La révolte de Thonnes est appraisée et les coupables jugés.
C’était la mêche d’une mine préparée sous le Mont-Blanc, et
dont l’explosion était combinée avec la prochaine attaque des
Piémontais et des Autrichiens.
L’armée d’Italie se prépare à défendre ce que la valeur et la
liberté ont conquis à Nice. Mais des agitateurs y ont causé de
la fermentation, comme dans l’armée des Alpes; ils y tenaient
des propos injurieux à la Convention nationale; ils y parlaient
de royauté, et se servaient du moyen de la paye en assignats
pour altérer le bon esprit des troupes; des alarmes ont été
jetées sur les subsistances, dont le comité s’occupe dans ce
moment.
Le général de l’armée d’Italie a pris les moyens propres à
découvrir les agitateurs et à les faire conduire au tribunal
extraordinaire.
L’armée des Pyrénées a été la plus négligé et la plus mal
pourvue en armes et en munitions, et c’est contre les troupes
les plus féroces et les plus fanatiques qu’elles doivent
défendre les plus belles contrées de la République.
Aussi nous sommes accablés tous les jours par des relations
malheureuses qui ne sont que le triste résultat de la
négligence de deux anciens ministres de la guerre qui n’ont
jamais su penser qu’il existât une armée des Pyrénées....
The whole of the above is an interesting example of the detailed methods
of the Committee, with its reiteration against the Girondin management of
the war. It continues in much the same spirit.
Du côté de l’Océan, la trahison de quelque chef des Miquelets
et la lâcheté d’une partie du régiment vingtième ont livré un
point de la frontière. Une terreur panique produite par le mot
de trahison et par des malveillans semés dans les petits camps
formés sur l’extrème frontière, a désorganisé le peu de force
qui y étaient arrivées, a découragé ceux qui y accouraient et
forcé d’abandonner Andaye et tout le pays qui se trouve entre
la rivière de Nivelle et la frontière pour ne former qu’un seul
camp à Bidarre.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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