La discipline à rétablir, le courage à relever, étaient les
premiers besoins de cette armée.
Nos commissaires se sont vus forcés d’établir provisoirement un
règlement sévère de discipline. Ils nous disent que l’ennemi
abat partout l’arbre de la liberté, fait les incursions sur les
maisons des patriotes dans la partie française abandonnée; mais
les habitans des campagnes ont le courage de ne pas obéir aux
requisitions du général espagnol.
Il paraît qu’il n’est fort que de notre faiblesse, et que si
des secours d’armes et d’artillerie sont portés a nos frères,
notre territoire sera bientôt évacué. Le commandement de
Bayonne est confié au patriote Courpon, et la citadelle de
Saint-Esprit est défendue par des républicains. Vingt canons
et quatre compagnies des canonniers de Paris y ont été envoyés
en poste, et doivent avoir secouru cette frontière le 14 de ce
mois; le camp de Bidarre se forme avec succès.
La division de l’armée des Pyrénées en deux grands parties,
nous donnera plus de force pour une défense active au besoin:
la terre y produit des bataillons d’hommes libres; nous leur
devons des secours abondans, car ils ont été oubliés jusqu’à
présent. On eût dit, en voyant l’état de ces frontières, que
le complot était prêt, que la force devait envahir le Nord,
tandis que la perfidie et l’indéfense livreraient le Midi.
Mais l’intrépidité et l’enthousiasme des Méridionaux pour la
liberté, est un obstacle invincible au succès des négligences
ministérielles, des trahisons intérieures, et des succès que
le perfide Pitt a promise à l’Espagne. Le camp se forme devant
Bayonne et il a repris du terrain du côté d’Andaye; l’armée
reprend l’attitude qui convient à des phalanges républicaines,
et l’artillerie commence à y arriver avec des provisions.
L’affaire de la Vendée n’a été envisagée trop longtemps que
comme une affaire de police, ou une querelle élevée dans un
coin d’un département.
There follows a further indictment based upon a special case.
L’armée des côtes n’a jamais existé; l’état-major n’avait pas
même été formé; quelques chefs militaires avaient été envoyés
avec de faibles moyens et de simples requisitions. On avait
donné des ordres pour que des cadres y fussent transportés;
ils ont été arrêtés dans leur marche par la crainte ou
l’impuissance momentanée que nous avait donné la trahison de
Dumouriez. Des recrues y ont été rassemblées, sans y trouver
ni cadres, ni armes, ni un nombre suffisant d’officiers
généraux....
Voilà l’état où se trouvaient les armées au 10 mai, époque à
laquelle le comité a demandé inutilement la parole....
Then a summary, the detail of which is well worth following.
VOICI LE DERNIER ÉTAT.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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