D’un autre côté, on nous écrit qu’il est parti, depuis notre
dernier succès, un courier de Bruxelles à Londres, pour engager
le cabinet de Saint-James à accélérer un armament tendant à
porter sur les côtes de Bretagne des troupes, des armes, des
munitions, et à vomir sur nos rivages un corps considérable
d’émigrés de Jersey et Guernsey.
Le transfuge Condé a envoyé à Jersey tous les émigrés bretons
pour être déposés sur nos côtes et y seconder un des rejetons
de la famille de nos tyrans.
On se plaignait presque partout des commissaires des guerres
ce corps essentiel des armées va être changé, amélioré sur de
nouvelles bases et épuré par des choix patriotiques.
Quant à la suppression de la paie en numéraire, toutes
les armées de la République l’ont reçue sans peine; ils
sacrifient à chaque instant leur vie à la liberté, comment
s’occuperaient-il d’intérêts pécuniaires? mais aussi ils ont
droit à plus de surveillance pour les approvisionemens et pour
les subsistances. Quelques compagnies de l’armée d’Italie
seulement ont montré de la résistance; mais les agitateurs
seront déjoués par la surveillance qui y a été établie, et par
les soins de vos commissaires.
Dans le choix des officiers généraux, nous avons dû quelquefois
obéir aux défiances populaires et aux dénonciations
individuelles; mais c’est là un des maux attachés à la
révolution, qui use beaucoup d’hommes, qui en éloigne un
plus grand nombre, et qui présente plus d’accusations que de
ressources. Sans doute après les odieuses trahisons qui ont
affligé et qui affligent encore la république et désorganisé
deux fois les armées, on peut, on doit même devenir défiant
et soupçonneux; mais la ligne qui sépare la défiance et la
calomnie, est trop facile à dépasser; et si la dénonciation
juste est une action civique, l’accusation intéressée est la
honte de nos mœurs et la ressource de la haine....
Le comité, pour ne rien négliger dans cette terrible partie
de la guerre, a interrogé des militaires instruits; il s’est
environné de leur expérience pour faire un plan de guerre
auquel se rattacheraient des plans de campagne pour chacune des
armées. Jusqu’à présent la guerre de la liberté a été faite
sans plans, sans suite, sans prévoyance même; il est plus que
temps de tracer les limites dans lesquelles la guerre sera
soutenue, dans quelle partie elle sera défensive, dans quelle
autre elle sera offensive, assigner à chaque armée la portion
de frontières qu’elle a à défendre, les points des ennemis
qu’elle doit attaquer ou couvrir.
In what follows regarding the Navy, we see the attempt of the Committee,
which we know was foredoomed to failure, but which was a fine one, to
meet the English Power. The “error,” as English critics have called it,
of rapidly putting in new officers was an unfortunate necessity.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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