Mais cette inscription sera-t-elle donc toujours mensongère?
verra-t-on sans cesse, dans le palais de l’unité, les fureurs
de la discorde, et 44 mille petites républiques y agitant leurs
dissensions par des représentans?...
Il faut qu’à votre voix, tous les Français se prononcent,
que l’égoïste et l’avare soient flétris par l’opinion, et
punis dans leurs richesses. Ne vous y méprenez pas, il n’y a
plus de gloire et de bonheur pour vous, que dans le succès
de la liberté, dans le rétablissement de l’ordre, et dans
l’affermissement des propriétés.
Voilà la base de toutes les sociétés politiques, et le
législateur qui la méconnaîtra, sera en horreur à ses
contemporains et à la postérité.
Il sera aussi exécré le législateur qui aura méconnu les droits
du peuple, et qui n’aura pas écouté la plainte des malheureux.
Si vous perdez cette occasion d’établir la république, vous
êtes tous également flétris, et pas un de vous n’échappera aux
tyrans victorieux, quelle que soit la nuance de votre opinion
ou le principe de vos actions. Le glaive exterminateur frappera
les appelans au peuple, et les votans pour la mort du tyran;
et c’est la seule égalité que vous aurez fondée. Vos noms ne
passeront à la postérité que comme ceux des rebelles et des
coupables: vous aurez reculé le perfectionnement des sociétés
humaines; vous aurez perdu les droits des peuples, vous aurez
fait périr 300 mille hommes, et dilapidé des trésors que la
liberté avait déposés dans vos mains pour son affermissement;
vous aurez rétrograder la raison publique; vous serez complice
de la tyrannie des rois et de la barbarie de l’Europe, et l’on
dira de vous; la convention de France pouvait donner la liberté
à l’Europe, mais par ses dissensions, elle riva les fers du
peuple, et servit le despotisme par ses haines....
FOOTNOTES
[1] C. W. Oman, “History of England,” p. 581.
[2] Taine, “La Révolution,” preface.
[3] Victor Hugo, “Quatre-vingt-treize.” Illustrated edition of 1877.
Paris, pp. 136-150.
[4] _E.g._ he says the “gentry” of France should imitate the gentry
of England. But to do this it is necessary to own the houses of the
peasantry; and even then the system does not always suit the Celtic
temperament, they say.
[5] For example, the island of Serque.
[6] Bonaparte may have had a noble ancestry. But so had more than one
true bourgeois whose family had had neither the means nor the desire to
insist upon the privileged rank in the past.
[7] For the sake of clearness I do not mention the large class who had
purchased fiefs, all technically noble, many practically bourgeois.
[8] Lyons was, of course, a frontier town of the empire, but locally it
is the centre of its own country the “Lyonnais.”
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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