Darwiniana : Essays — Volume 02Huxley, Thomas Henry
Science
Darwiniana : Essays — Volume 02
Huxley, Thomas Henry
Darwin, Charles, 1809-1882; Evolution (Biology)
"Et tant s'en faut que je veuille que l'on croie toutes les choses que
j'écrirai, que même je pretends en proposer ici quelques unes que je crois
absolument être fausses; à savoir, je ne doute point quo le monde n'ait été
créé au commencement avec autant de perfection qu'il eu a; en sorte que le
soleil, la terre, la lune, et les étoiles ont été dès lors; et que la terre
n'a pas eu seulement en soi les semences des plantes, mais que les plantes
même en ont couvert une partie; et qu' Adam et Eve n'ont pas été créés
enfans mais en âge d'hommes parfaits. La religion chrétienne veut que nous
le croyons ainsi, et la raison naturelle nous persuade entièrement cette
vérité; car si nous considérons la toute puissance de Dieu, nous devons
juger que tout ce qu'il a fait a eu dès le commencement toute la perfection
qu'il devoit avoir. Mais néanmoins, comme on connôitroit beaucoup mieux
quelle a été la nature d'Adam et celle des arbres de Paradis si on avoit
examiné comment les enfants se forment peu à peu dans le ventre de leurs
mères et comment les plantes sortent de leurs semences, que si on avoit
seulement considéré quels ils ont été quand Dieu les a créés: tout de même,
nous ferons mieux entendre quelle est généralement la nature de toutes les
choses qui sont au monde si nous pouvons imaginer quelques principes qui
soient fort intelligibles et fort simples, desquels nous puissions voir
clairement que les astres et la terre et enfin tout ce monde visible auroit
pu être produit ainsi que de quelques semences (bien que, nous sachions
qu'il n'a pas été produit en cette façon) que si nous la decrivions
seulement comme il est, ou bien comme nous croyons qu'il a été créé. Et
parceque je pense avoir trouvé des principes qui sont tels, je tacherai ici
de les expliquer." [Footnote: _Principes de la Philosophie_, Troisième
partie, § 45.]
If we read between the lines of this singular exhibition of force of one
kind and weakness of another, it is clear that Descartes believed that he
had divined the mode in which the physical universe had been evolved; and
the "Traité de l'Homme," and the essay "Sur les Passions" afford abundant
additional evidence that he sought for, and thought he had found, an
explanation of the phenomena of physical life by deduction from purely
physical laws.
Spinoza abounds in the same sense, and is as usual perfectly candid--
"Naturæ leges et regulæ, secundum quas omnia fiunt et ex unis formis in
alias mutantur, sunt ubique et semper eadem." [Footnote: _Ethices_,
Pars tertia, Præfatio.] Leibnitz's doctrine of continuity necessarily led
him in the same direction; and, of the infinite multitude of monads with
which he peopled the world, each is supposed to be the focus of an endless
process of evolution and involution. In the "Protogæa," xxvi., Leibnitz
distinctly suggests the mutability of species--
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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