Comparative literature; Degeneration; Europe -- Intellectual life
This desperate cry towards the ‘new’ is the natural complaint of a
brain which longs to feel the pleasures of action, and greedily craves
a stimulation which his powerless sensory nerves cannot give him. Let a
sane man imagine the state of mind into which he would fall if he were
imprisoned in a cell where no ray of light, no noise, no scent from the
outer world would reach him. He would then have an accurate idea of
the chronic state of mind in the ego-maniac, eternally isolated by the
imperfection of his nervous system from the universe, from its joyous
sounds, from its changing scenes and from its captivating movement.
Baudelaire cannot but suffer terribly from ennui, for his mind really
learns nothing new and amusing, and is forced constantly to indulge in
the contemplation of his ailing and whimpering self.
The only pictures which fill the world of his thought are sombre,
wrathful and detestable. He says (_Un Mort joyeux_):
‘Dans une terre grasse et pleine d’escargots
Je veux creuser moi-même une fosse profonde
Où je puisse à loisir étaler mes vieux os
Et dormir dans l’oubli comme un requin dans l’onde...
Plutôt que d’implorer une larme du monde
Vivant, j’aimerais mieux inviter les corbeaux
A saigner tous les bouts de ma carcasse immonde.
‘O vers! noir compagnons sans oreille et sans yeux,
Voyez venir à vous un mort libre et joyeux!’
In _La Cloche fêlée_, he says of himself:
‘... Mon âme est fêlée, et lorsqu’en ses ennuis
Elle veut de ses chants peupler l’air froid des nuits
Il arrive souvent que sa voix affaiblie
Semble le râle épais d’un blessé qu’on oublie
Au bord d’un lac de sang, sous un grand tas de morts.’
_Spleen_:
‘...on triste cerveau...
C’est.. un immense caveau
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
--Je suis un cimetière abhorré de la lune
Où, comme des remords, se traînent de longs vers....’
_Horreur sympathique_:
‘Cieux déchirés comme des grèves,
En vous se mire mon orgueil!
Vos vastes nuages en deuil.
‘Sont les corbillards de mes rêves,
Et vos lueurs sont le reflet,
De l’Enfer où mon cœur se plaît!’
_Le Coucher du Soleil romantique_:
‘Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.’
_Dance macabre_: The poet speaking to a skeleton:
‘Aucuns t’appelleront une caricature,
Qui ne comprennent pas, amants ivres de chair,
L’élégance sans nom de l’humaine armature.
Tu réponds, grand squelette, à mon goût le plus cher!...’
_Une Charogne_:
‘Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d’été si doux:
Au détour d’un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,
‘Les jambes en l’air, comme une femme lubrique
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d’exhalaisons....
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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