Comparative literature; Degeneration; Europe -- Intellectual life
‘Et le ciel regardait la carcasse superbe [!]
Comme une fleur s’épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l’herbe
Vous crûtes vous évanouir....
‘Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Étoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion!
‘Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l’herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements....’
That which pleases Baudelaire most are these pictures of death and
corruption which I could quote in still greater numbers if I did not
think that these examples sufficed. However, next to the frightful
and the loathsome it is the morbid, the criminal and the lewd, which
possess the strongest attraction for him.
_Le Rêve d’un Curieux_:
‘Connais-tu, comme moi, la douleur savoureuse?...’
_Spleen_:
‘Mon chat sur le carreau cherchant une litière
Agite sans repos son corps maigre et galeux....’
_Le Vin du Solitaire_:
‘Un baiser libertin de la maigre Adeline....’
_Le Crépuscule du Soir_:
‘Voici le soir charmant, ami du criminel; ...
Et l’homme impatient se change en bête fauve....’
_La Destruction_:
‘Sans cesse à mes côtés s’agite le Démon....
Je l’avale et le sens qui brûle mon poumon
Et l’emplit d’un désir éternel et coupable....
‘Il me conduit....
Haletant et brisé de fatigue, au milieu
Des plaines de l’Ennui, profondes et désertes,
‘Et jette dans mes yeux....
Des vêtements souillés, des blessures ouvertes,
Et l’appareil sanglant de la Destruction!’
In _Une Martyre_ he describes complacently and in detail a bedroom in
which a young, presumably pretty courtesan has been murdered; the
assassin had cut off her head and carried it away. The poet is only
curious to know one thing:
‘L’homme vindicatif que tu n’as pu, vivante,
Malgré tant d’amour, assouvir,
Combla-t-il sur ta chair inerte et complaisante
L’immensité de son désir?’
_Femmes damnées_, a piece dedicated to the worst aberration of
degenerate women, terminates with this ecstatic apostrophe to the
heroines of unnatural vice:
‘O vierges, ô démons, ô monstres, ô martyres,
De la réalité grands esprits contempteurs,
Chercheuses d’infini, dévotes et satyres,
Tantôt pleines de cris, tantôt pleines de pleurs,
Vous que dans votre enfer mon âme a poursuivies,
Pauvres sœurs, je vous aime autant que je vous plains....’
_Préface_:
‘Si le viol, le poison, le poignard, l’incendie,
N’ont pas encore brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C’est que notre âme, hélas! n’est pas assez hardie....’
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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