[112] This statement is probably excessively obscure to any one who has
not read my two articles, 'Does Consciousness Exist?' and 'A World of
Pure Experience.'
[113] [Cf. above, p. 134; and below, p. 202.]
[114] [Cf. above, pp. 134, 197.]
[115] [Omitted from reprint in _Meaning of Truth_. The review referred
to is reprinted below, pp. 244-265, under the title "Humanism and Truth
Once More." ED.]
VIII
LA NOTION DE CONSCIENCE[116]
Je voudrais vous communiquer quelques doutes qui me sont venus au sujet
de la notion de Conscience qui règne dans tous nos traités de
psychologie.
On définit habituellement la Psychologie comme la Science des faits de
Conscience, ou des _phénomènes_, ou encore des _états_ de la Conscience.
Qu'on admette qu'elle se rattache à des _moi_ personnels, ou bien qu'on
la croie impersonnelle à la façon du "moi transcendental" de Kant, de la
_Bewusstheit_ ou du _Bewusstsein überhaupt_ de nos contemporains en
Allemagne, cette conscience est toujours regardée comme possédant une
essence propre, absolument distincte de l'essence des choses
matérielles, qu'elle a le don mystérieux de représenter et de
connaître. Les faits matériels, pris dans leur matérialité, ne sont pas
_éprouvés_, ne sont pas objets _d'expérience_, ne se _rapportent_ pas.
Pour qu'ils prennent la forme du système dans lequel nous nous sentons
vivre, il faut qu'ils _apparaissent_, et ce fait d'apparaître, surajouté
à leur existence brute, s'appelle la conscience que nous en avons, ou
peut-être, selon l'hypothèse panpsychiste, qu'ils ont d'eux-mêmes.
Voilà ce dualisme invétéré qu'il semble impossible de chasser de notre
vue du monde. Ce monde peut bien exister en soi, mais nous n'en savons
rien, car pour nous il est exclusivement un objet d'expérience; et la
condition indispensable à cet effet, c'est qu'il soit rapporté à des
témoins, qu'il soit connu par un sujet ou par des sujets spirituels.
Objet et sujet, voilà les deux jambes sans lesquelles il semble que la
philosophie ne saurait faire un pas en avant.
Toutes les écoles sont d'accord là-dessus, scolastique, cartésianisme,
kantisme, néo-kantisme, tous admettent le dualisme fondamental. Le
positivisme ou agnosticisme de nos jours, qui se pique de relever des
sciences naturelles, se donne volontiers, il est vrai, le nom de
monisme. Mais ce n'est qu'un monisme verbal. Il pose une réalité
inconnue, mais nous dit que cette réalité se présente toujours sous deux
"aspects," un côté conscience et un côté matière, et ces deux côtés
demeurent aussi irréductibles que les attributs fondamentaux, étendue et
pensée, du Dieu de Spinoza. Au fond, le monisme contemporain est du
spinozisme pur.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account