Fossil Butterflies: Memoirs of the American Association for the Advancement of Science, I.Scudder, Samuel Hubbard
Science
Fossil Butterflies: Memoirs of the American Association for the Advancement of Science, I.
Scudder, Samuel Hubbard
Butterflies, Fossil
“Il y a bientôt un an que je fus chargé par la Société
d’examiner le dessin d’un Lépidoptère fossile trouvé dans les
plâtrières des environs d’Aix en Provence, et appartenant à
M. le Comte de Saporta. Au premier coup d’œil, ce dessin me
parut devoir être rapporté à une espèce de Satyrides du genre
_Cyllo_, à côté des _Satyrus Rohria_, _Caumas_ et _Europa_, de
l’Encyclopédie; mais la découverte d’un Lépidoptère fossile
me sembla un fait tellement neuf, et l’espèce si rapprochée
de celles connues, que je n’osai pas faire de rapport avant
d’avoir vu la pierre en nature. La Société partagea cet avis,
et engagea M. Duponchel à écrire à M. de Fonscolombe pour lui
faire part du doute de quelques membres sur l’authenticité
de cette empreinte. Ce fut alors que M. le comte de Saporta,
naturaliste fort distingué et propriétaire du fossile en
question, m’écrivit la lettre que j’ai communiquée à la
Société; lettre dans laquelle il prétendait qu’il n’avait pu
être victime de la supercherie de qui que ce soit, et [372] que
par conséquent il n’y avait pas lieu à conserver le moindre
doute sur l’exactitude scrupuleuse du dessin communiqué par
son beau-père, M. le Baron de Fonscolombe; qu’on pouvait voir
d’ailleurs au Muséum un Polyommate fossile qu’il avait envoyé
depuis plusieurs années avec des empreintes d’insectes de
différents ordres.
Cependant la Société emit de nouveau le désir de connaître
en nature ce lépidoptère fossile. M. Duponchel écrivit une
seconde fois à M. de Fonscolombe: ce fut alors que M. le comte
de Saporta consentit à se dessaisir pour quelques jours de ce
précieux échantillon en nous l’envoyant en communication.
Le morceau de calcaire qui porte réellement _l’empreinte
parfaite_ d’un lépidoptère conforme au dessin de M.
Fonscolombe, est un fragment assez volumineux de marne gypseuse
bituminifére, telle qu’on en rencontre dans une grande partie
des environs d’Aix en Provence.…
Le Lépidoptère qui fait le sujet de ce rapport fait partie
d’un [373] de ces genres dont les espèces assez peu nombreuses
sont confinées aujourd’hui dans les îles de l’archipel indien
ou dans les contrées les plus chaudes du continent asiatique.
D’après ce que j’ai pu apprendre de M. Blum de Leyde, ils
voltigent çà et là à l’entour des palmiers, dont peut-être ils
se nourrissent à l’état de chenille.
L’individu communiqué par M. de Saporta, et que nous avons
nommé SEPULTA, pour rappeler son origine antédiluvienne,
appartient au genre _Cyllo_, et se rapproche de Rohria, Caumas
et autres espèces voisines; mais il ne peut être rapporté à
aucune de celles connues de nos jours, ce qui est d’autant plus
vraisemblable, que les marnes schisteuses sont de beaucoup plus
anciennes que la dernière catastrophe diluvienne admise par
tous les géologues.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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