France and England in North America, Part VII, Vol 2: A Half-Century of ConflictParkman, Francis
History
France and England in North America, Part VII, Vol 2: A Half-Century of Conflict
Parkman, Francis
Canada -- History -- To 1763 (New France); United States -- History -- Colonial period, ca. 1600-1775
“Le 19 du d. nous vîmes encore en dehors les glaces un senaux qui
couroit le long de la banquise qui était etendue depuis Escartary
jusques au St Esprit, plusieurs chasseurs et soldats, hivernant dans
le bois, m’informèrent qu’ils avaient vu, les uns deux battiments qui
avoient viré de bord à Menadou, et d’autres qu’ils avoient entendu du
canon du côté du St Esprit, ce qui fit que j’ordonnai aux habitans des
ports de l’isle, qui étaient à portée de la ville, de se renger aux
signaux qui leur seroient faits.
“Je fis en outre rassembler les habitans de la ville et port de
Louisbourg, je formai de ceux de la ville quatre compagnies, et je
donnai ordre à ceux du port de se renger à la batterie Royale, et à
celle de l’isle de l’entrée, au signaux que je leur fit donner.
“Le 9 avril nous aperçûmes à l’éclaircy de la brume, et parmi les
glaces vers la Pointe Blanche, quatre battimens, le premier ayant tiré
quelques coups de canon, l’islot lui répondit d’un coup, et le
battiment l’ayant rendu sur le champ, cela nous confirma dans l’idée
que c’étoient des François qui cherchoient à forcer les glaces pour
entrer dans le port. D’ailleurs ils profitoient des éclaircis pour s’y
enfourner vers le port, et cela nous assuroit pour ainsi dire, que ce
n’étoit pas des corsaires, mais bien des François.
“Etant dans le doute si c’étoit des basttiments François ou Anglois,
j’envoyai ordre à Monsieur Benoit, officier commandant au port
Toulouse, de dettacher quelqu’un de confiance à Canceau, pour
apprendre s’il y avoit des basttiments, et si on y travailloit, ou
s’il y avoit apparance de quelque entreprise sur l’isle Royale.
“Monsieur Benoit dettacha le nommé Jacob Coste, habitant, avec un
soldat de la garnison et un Sauvage, pour faire quelques prisonniers
au dit lieu. Ces trois envoyés mirent pied à terre à la Grande Terre 289
du costé de Canceau; ils eurent le bonheur de faire quatre prisonniers
anglois; et revenant avec eux, les prisonniers se rendirent maitres de
nos trois François, un soir qu’ils étaient endormis, et nous n’avons
pu apprendre aucune nouvelle ni des envoyés ni de l’ennemy.
“Je fus informé, le 22, par deux hommes, venus par terre du port de
Toulouse, qu’on entendait tirer du canon à Canceau, et qu’ils
travailloient au rétablissement de cette isle, et un troisième arrivé
le soir, m’assura avoir été témoin d’un grand combat sur le navire
_St-Esprit_, qu’il avoit vu venir du large trois vaisseaux sur
quatre qui étoient pour lors à cette coste, et que le feu ayant
commencé après la Jonction de ces bastimens, il avoit duré bien avant
dans la nuit, ce qui nous engageoit à nous flatter que nous avions des
vaisseaux sur la coste.
“Le 30 du d. nous vîmes sept vaisseaux parmy les glaces, dont il y
avoit quatre vaisseaux, deux corvettes et un brigantin, et ils se sont
tenus ce jour vers les isles à Dion, sans pavillon, ni flamme.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account