France and England in North America, Part VII, Vol 2: A Half-Century of ConflictParkman, Francis
History
France and England in North America, Part VII, Vol 2: A Half-Century of Conflict
Parkman, Francis
Canada -- History -- To 1763 (New France); United States -- History -- Colonial period, ca. 1600-1775
“Le 18, messieurs les généraux anglois me sommèrent de rendre la
ville, forteresses et terres en dépendant, avec l’artillerie, les
armes et les munitions de guerre qui en dépendent sous l’obéissance de
la Grande Bretagne, en conséquence de quoy, promettoient de traiter
humainement tous les sujets du Roy mon maître qui y étoient dedans,
que leurs biens leur seroient assurés, et qu’ils auraient la liberté
de se transporter avec leurs effets dans quelque partie de la
domination du Roy de France, en Europe, qu’ils jugeroit à propos.
“Je répondis sur le champ à cette sommation que le Roy mon maître 296
m’ayant confié la défense de la place, je ne pouvois qu’après la plus
rigoureuse attaque écouter une semblable proposition, et que je
n’avois d’autre réponse à faire à cette demande que par les bouches
des canons.
“L’ennemy commença à établir, le 19, une batterie de sept pièces de
canon dans les plaines et derrière un petit étang, vis-à-vis la face
du bastion du Roy, laquelle batterie n’a pas cessé de tirer des
boulets de 12, 18 et 24 depuis ce jour jusqu’à la reddition de la
place, sur le casernes, le mur du bastion du Roy et sur la ville;
cette batterie étoit, Monseigneur, la plus dangereuse de l’ennemy pour
détruire le monde; tous les boulets enfiloient toutes les rues jusqu’à
la porte Maurepas et au mur crénelé; personne ne pouvoit rester dans
la ville, soit dans les maisons ou dans les rues.
“Aussy pour éteindre le feu de l’ennemy, je fis établir deux pièces de
canon de 18 sur le cavalier du dit Bastion du Roy: on fit pour cet
effet deux coffres en planches qu’on remplit de fascines et de terres
qui formoient deux embrasures par le moyen desquelles les canonniers
et ceux qui servirent ces canons étoient à l’abry du feu de l’ennemy.
“Je fis aussy percer en même temps deux embrasures au mur du parapet
de la face droite du dit bastion; on y mit deux autre canons de 24.
“Ces quatre canons ont été si bien servis que le feu de l’ennemy de la
dite batterie de la plaine a été éteint, puisqu’ils ne tiroient lors
de la reddition de la place qu’un canon, et qu’ils ont eu les autres
démontés à la dite batterie, ainsy que ceux de nos gens qui ont été
voir cette batterie, après la reddition de la place, m’en ont rendu
compte.
“Le matin du 20, je fis assembler messieurs les capitaines des
compagnies pour prendre un party s’il convenoit de faire des sorties
sur l’ennemy. Il fut résolu que la ville étoit entièrement dénuée de
monde, qu’il étoit préjudiciable d’en faire, qu’à peine on pourroit
garder les remparts avec les 1300 hommes qu’il y avoit dans la ville 297
y compris les deux cent de la batterie royale.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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