France and England in North America, Part VII, Vol 2: A Half-Century of ConflictParkman, Francis
History
France and England in North America, Part VII, Vol 2: A Half-Century of Conflict
Parkman, Francis
Canada -- History -- To 1763 (New France); United States -- History -- Colonial period, ca. 1600-1775
“Le 18, messieurs les généraux anglois m’envoyèrent un officier avec
pavillon, portant une lettre de monsieur Warren chef de l’escadre et
une autre de Monsieur de la Maisonfort, capitaine de vaisseau. Par la
première ce général se plaignait des cruautés que nos François et
Sauvages avoient exercées sur ceux de sa nation, et que si, à
l’avenir, pareille chose arrivoit, il ne pourroit pas empêcher ses
gens d’en agir de même.
“Monsieur de la Maisonfort m’apprenoit sa prise, le 30 mai, et qu’il 305
avoit tout lieu d’être satisfait du traitement qu’on lui faisoit,
ainsy qu’à ses officiers et matelots, et de punir sévèrement, etc.
“Je répondis à celle de monsieur Warren qu’il n’y avoit point de
François parmy les Sauvages qui avoient usé ainsi qu’il disoit de
cruauté, comme de fait il n’y en avoit pas, qu’il devoit être persuadé
que je négligeray rien pour arrêter le cours des cruautés des Sauvages
autant qu’il me seroit possible de communiquer avec eux, etc.
“A celle de monsieur de la Maisonfort, que je ferai défendre aux
Sauvages, lorsque je pourrai avoir communication avec eux, d’en user
mieux [_sic_] par la suite, qu’il n’y avoit aucun des François
avec eux lorsqu’ils ont usé de cruautés, etc., et l’officier porteur
de ces lettres partit sur le champ.
“Le 21, la batterie que les ennemis ont établie à la tour de la
Lanterne de 7 canons et un mortier a commencé à tirer sur celle de
l’isle de L’entrée avec des boulets de 18 et un mortier de 12 pouces,
pesant 180 l. et le feu de la dite batterie n’a pas cessé de tirer
jusqu’à la reddition de la place, malgré le feu continuel de celle de
l’isle.
“Les batteries de l’ennemy faisant un progrès considérable, malgré
notre feu des canons du bastion du Roy, bastion Dauphin, de la pièce
de la grave, et de la mousqueterie à la brèche de la porte Dauphine et
aux corps de garde joignants, j’ordonnai à Monsieur Verrier,
ingénieur, de faire un retranchement dans le bastion Dauphin pour
défendre l’assaut que l’ennemy pourrait donner par la brèche. Cet
ouvrage qui prenoit depuis le quay jusqu’au parapet de la face du
bastion Dauphin, fut mis en état le 24 après bien des travaux de nuit.
“Il se fit le même jour une jonction de 4 vaisseaux, dont deux de 60,
un de 50 et l’autre de 40 canons, avec ceux qui bloquoient le port. 306
Ces vaisseaux sitôt qu’ils eurent tiré les signaux de reconnaissance
s’assemblèrent et après s’être parlés, ils furent vers la baye de
Gabarrus.
“Le lendemain les vaisseaux ennemis au nombre de 13 mouillèrent en
ligne vers la Pointe Blanche à environ 2 lieues du port de Louisbourg.
L’ennemy fit faire en même temps et le lendemain trois piles de bois
pour des signaux sur les hauteurs qui sont à l’ouest du port de
Louisbourg.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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