France and England in North America, Part VII, Vol 2: A Half-Century of ConflictParkman, Francis
History
France and England in North America, Part VII, Vol 2: A Half-Century of Conflict
Parkman, Francis
Canada -- History -- To 1763 (New France); United States -- History -- Colonial period, ca. 1600-1775
“Je ne puis pas m’empêcher d’informer Sa Grandeur et de lui dire avec
vérité que toutes les batteries de l’ennemy soit de mortier ou de
canon n’ont pas cessé de tirer depuis les jours qu’ils les ont
établis, de même que la mousqueterie, sans discontinuer, de la
batterie de Francœur; que toutes les maisons de la ville ont toutes
été écrasées, criblées et mises hors d’état d’être logées; que le
flanc du bastion du Roy a été tout démoli, ainsy que les embrasures en
bois qu’on y avoit remplacées; qu’ils ont fait brèche à la porte
Dauphine, le corps de garde joignant, et qu’il étoit praticable au
moyen des fascines qu’ils avoient transporté pendant deux jours à la
batterie de Francœur; que l’eperon joignant le corps de garde de
l’officier de la porte Dauphine étoit tout demantelé, ainsi que les
embrasures du quai, malgré le feu continuel de tous les canons,
mortiers et mousqueterie que nous tirions de la ville et qui étoient
servis avec toute la vigueur et l’activité qu’on pouvoit espérer en
pareille occasion.
“La preuve en est assez évidente, Monseigneur, puisque de 67 milliers
de poudre que nous avions au commencement du siège, il nous n’en
restoit, le 27 juin, que 47 barils en ville, laquelle quantité m’étoit
absolument nécessaire pour pouvoir capituler; nous avons aussi tiré
toutes les bombes de 12 pouces que nous avions et presque toutes
celles de 9 pouces.
“Je dois rendre justice à tous les officiers de la garnison, aux 307
soldats et aux habitans qui ont défendu la place, ils ont tous en
général supporté la fatigue de ce siège avec une intrépidité sans
égale, pendant les 116 [?] jours qu’il a duré.
“Passant toutes les nuits au chemin couvert de la porte Dauphine,
depuis que l’ennemy avoit commencé à battre en brèche cet endroit, à
soutenir les travaillants qui ôtoient les décombres sur les remparts
aux portes qui leur étoient destinées, sans se reposer aucune nuit et
pour le jour n’ayant pas un seul endroit pour sommeiller sans courir
risque d’être emporté par les canons de l’ennemy qui commandoient
toute la ville.
“Aussy tout le monde étoit fatigué de travail et d’insomnie, et de
1300 que nous étions au commencement du siège, 50 ont été tués, 95
blessés hors d’état de rendre service, plusieurs étoient tombés
malades par la fatigue, aussy les remparts qui n’étoient au
commencement du siège garnis que de 5 à 5 pieds, se trouvoient presque
tous dégarnis le 26 de juin lorsque les habitans de la ville me
présentèrent leur requête tendant à ce que les forces de l’ennemy soit
de terre et de mer, augmentant tous les jours, sans qu’ils nous
parvint aucun secours ni apparence d’en avoir d’assez fort pour forcer
l’ennemy, il me plût capituler avec les généraux afin de leur
conserver le peu qu’il leur restoit.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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