German Atrocities: An Official InvestigationMorgan, J. H. (John Hartman)
History
German Atrocities: An Official Investigation
Morgan, J. H. (John Hartman)
World War, 1914-1918 -- Atrocities
Le jeudi, 8 octobre courant, vers midi, mon fils Albert, 19 ans,
venait d’apprendre que des patrouilles allemandes circulaient dans
le voisinage de notre ferme. Il m’en fit part et me dit qu’il allait
aussitôt se cacher dans un fosse. Il est parti de suite suivi de son
frère Maurice, âgé de 17 ans. Le même jour, vers 8 heures du soir,
celui-ci revint à la maison, il me dit que son frère l’avait quitté
pour aller à la ferme occupée par les époux Charlet, nos voisins. Je
suis allé aussitôt voir mon voisin, C---- D----, que je savais avoir
passé la journée chez Charlet et celui-ci me dit que mon fils avait été
tué dans la ferme Charlet à coup de lance par un soldat allemand. Je
ne sais pas autre chose sinon que j’ai vu le cadavre de mon fils dans
la cour de cette ferme à moitié carbonisé par l’incendie que venait
de détruire les immeubles et qui avait été allumé par les soldats
allemands.
Lecture faite.
B----, VICTOR. THÉVENIN, Cre. de Police.
2º. C---- D----, 57 ans, cultivateur, demeurant à Bailleul, Rue de
Lille, entendu, déclare:
Le 8 octobre, vers 3 heures du soir, je me trouvais à la ferme Charlet
avec différentes personnes dont le nommé B----, Albert. Les Allemands
au nombre d’une dizaine, sont entrés dans la maison absolument furieux
et se sont rués sur nous hommes et femmes sans distinction, nous ont
appréhendés au corps pour nous jeter dans la cour de la ferme, où
ils allaient nous fusilier, disaient-ils. Le jeune B---- fut jeté le
premier. Un soldat qui était à l’entrée le perça d’un coup de lance qui
le tua. B---- tomba raide mort à terre. Dans la cour, j’ai vu que les
bâtiments de la ferme flambaient. Les Allemands nous ont dit qu’ils
venaient d’allumer cet incendie, car ils croyaient qu’un coup de feu
avait été tiré de là sur eux. Tous, nous avons supplié les Allemands
de ne pas nous faire du mal. Un d’entr’eux qui causait français a fait
part aux autres de ce que nous voulions. Alors, on nous a jeté la tête
après les murs, on nous a bousculés tant qu’ils ont pu et on nous a mis
dehors de la ferme. Je ne sais pas autre chose sur cette affaire.
Lecture faite.
D----, CLOVIS. THÉVENIN.
3º. Joseph D----, 14 ans, ouvrier agricole, demeurant à Bailleul, rue
-- ----, entendu, nous fait une déclaration corroborant de tous points
à celle de son frère qui procède et signe avec nous, ajoutant qu’aucun
coup de feu n’avait été tiré de cette ferme sur les Allemands ou sur
aucune autre personne et qu’à sa connaissance il n’y avait dans cette
ferme aucune arme à feu.
D----, JOSEPH. THÉVENIN.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account