German Atrocities: An Official InvestigationMorgan, J. H. (John Hartman)
History
German Atrocities: An Official Investigation
Morgan, J. H. (John Hartman)
World War, 1914-1918 -- Atrocities
1º. R---- C----, épouse D----, âgée de 48 ans, boulangère, demeurant
à Bailleul, Rue ----, laquelle dit:--Dans la nuit du 9 au 10 courant
vers 2 heures du matin je me trouvais chez moi avec ma fille Marie
Thérèse et la femme M----, quand j’ai entendu frapper à la porte de la
rue. Je suis allée ouvrir, une lampe à la main, et aussitôt deux hommes
sont entrés, m’ont poussé du bras violemment, ont éteint ma lampe et
sont allés directement vers l’endroit où se trouvait ma fille. Dans
ces deux hommes j’ai reconnu deux officiers de l’armée allemande. Ils
m’ont saisie à la gorge pour m’empêcher de crier et se sont opposés
violemment à ce que j’allume ma lampe. Ils avaient à la main une lampe
électrique dont ils se sont servis pour voir ma fille. J’ai vu que
l’un d’eux, le blond, a pris ma fille en premier lieu et l’a jetée par
terre dans la cuisine, puis il s’est couché dessus, lui a relevé les
jupons et l’a violée. Ma fille se débattait autant qu’elle pouvait,
criait de toutes ses forces, mais ce bandit lui appuyant son visage sur
le sein, il cherchait à étouffer ses cris. Il est bien resté sur ma
fille pendant un quart d’heure environ tandis que l’autre me tenait à
la gorge et avait son révolver a côté de sa lampe. Quand celui-ci eut
fini l’autre reprit ma fille à son tour et la renversa par terre dans
le corridor, où il lui fit subir les mêmes outrages pendant un quart
d’heure environ, en même temps, le blond était venu près de moi, son
révolver en main, et me maintenant brutalement dans l’impossibilité de
protéger mon enfant. Quand ils eurent fini ils ont pris ma fille par un
bras chacun, l’ont traînée dehors et je ne sais plus ce qu’ils lui ont
fait là. J’ai mené ma fille chez Monsieur Bells, docteur en médecine,
qui l’a examinée et qui a constaté que le viol avait été consommé et
que la défloration était complète.
Lecture faite.
2º. D---- (Marie Thérèse) 19 ans, sans profession, demeurant chez
parents, boulangers, à Bailleul, Rue ----, nous fait la déclaration
suivante:--Ainsi que vient de le dire maman, deux officiers allemands
sont entrés chez nous dans la nuit du 9 au 10 courant vers 2 heures du
matin. J’étais seule avec ma mère Madame M----. De suite l’un d’eux, un
grand blond, a couru sur moi, m’a renversée par terre.... Il m’a fait
bien mal; j’ai souffert beaucoup et j’ai dû l’endurer sur moi pendant
un quart d’heure environ. Quand il a eu assouvi sa passion, il me fait
relever et me traîna vers son camarade, un grand brun, qui, à son tour,
me renversa dans le corridor et me fit subir les mêmes outrages pendant
un quart d’heure environ. Je dois dire qu’après que chacun d’eux,
j’étais toute ... et que chacun m’a fait énormément souffrir.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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