German Atrocities: An Official InvestigationMorgan, J. H. (John Hartman)
History
German Atrocities: An Official Investigation
Morgan, J. H. (John Hartman)
World War, 1914-1918 -- Atrocities
Je ressens à l’heure actuelle de très violents maux de rein et mon bas
ventre me fait excessivement mal. Quand le deuxième eut fini, tous deux
me saisirent par un bras et me traînèrent sur la rue en me demandant
mon âge. J’ai répondu que j’avais dix-neuf ans. Alors tous deux ont
dit, en français le plus pur, “_Vous devez connaître d’autres jeunes
filles dans le voisinage; il faut nous dire où elles sont pour que nous
puissions en faire autant qu’à vous-même._” J’ai répondu que je n’en
connaissais pas, que je n’avais pas de camarades dans le voisinage. Ils
m’ont alors embrassée tous les deux et serrée très fortement, puis ils
m’ont laissé partir. Je suis rentrée chez moi. J’oubliais de vous dire
qu’avant de me lâcher, tous les deux m’ont dit, “Si vous dites ce que
l’on vous a fait et que nous revenions chez vous, on vous tuera.”
En rentrant chez moi je n’ai plus revu maman? Je l’ai appelée de tous
côtés et finalement je l’ai retrouvée dans le jardin. Avec elle et la
femme M---- nous rentrions chez nous, quand nous avons entendu les
mêmes officiers qui frappaient à la porte pour rentrer de nouveau. Nous
avons eu peur et nous sommes parties dans le jardin.
Lecture faite.
3º. D----, Gabrielle, femme Maerten, 72 ans, ménagère, demeurant à
Bailleul, Rue----, entendue, nous fait une déclaration corroborant de
tous points celles qui précèdent et signe avec nous.
Personne n’a été témoin de cette scène mais j’ai souffert beaucoup tant
au physique qu’au moral de l’exploit de ces deux bandits.
Lecture faite.
III
EVIDENCE RELATING TO THE MURDER OF ELEVEN CIVILIANS AT DOULIEU
_Gendarmerie Nationale_
Cejourd’hui, 29 Novembre 1914.
Déclarations de Monsieur Rohart Jules, âgé de 65 ans, Maire de la
commune de Doulieu qui a déclaré:--Lors de l’invasion de la commune
de Doulieu par l’ennemi, je suis toujours resté sur les lieux. J’ai
connaissance et j’ai constaté tout ce qui a été commis sur mon
territoire par les Allemands. J’ai d’abord appris que 11 individus
civils français avaient été fusillés dans un champ à proximité de la
rue du Calvaire au lieu dit “l’Espérance.” Ces hommes, qui n’avaient
pas été enterrés assez profondément, ont été déterrés le samedi, 17
octobre, pour les transporter au cimetière, où j’avais fait préparer
une fosse commune et à la profondeur réglementaire. Je ne connais
aucun de ces hommes, mais d’aprés les diverses pièces que j’ai pu
retrouver sur eux, j’ai pu établir l’identité de sept. Les quatre
derniers n’avaient aucun papier ni quoi que ce soit pouvant établir
leur identité.
J’ai fait prévenir les maires des différentes localités où résidaient
ces hommes dont les noms suivent:
1º. Léger Alfred Désiré Louis, né le 1ᵉʳ décembre 1885 à Amiens, fils
de Alfred et de Clarisse Lourdel.
2º. Dequeker Henri Léon Joseph, né le 25 avril 1875 à Sailly sur la
Lys, fils de Charles Auguste Joseph et de Hortense Adéline Hay.
3º. Vienne Louis Amand, né le 10 avril 1875 à Tourcoing, fils de Louis
Eugène et de Elisa Marie Vienne.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account