German Atrocities: An Official InvestigationMorgan, J. H. (John Hartman)
History
German Atrocities: An Official Investigation
Morgan, J. H. (John Hartman)
World War, 1914-1918 -- Atrocities
_Traduction de la déclaration faite en flamand par V---- A---- F----,
mineur à Tamines_
_Parquet du Tribunal de 1re Instance d’Ypres_
PRO JUSTICIA
L’an 1914, le 1 octobre, devant nous, Alphonse Verschaeve, procureur
du Roi à Ypres, a comparu, dans notre cabinet, sur invitation de notre
part, le nommé V---- A---- F----, 28 ans, mineur domicilié à Tamines,
actuellement réfugié à Reninghe, lequel nous a fait sous la foi du
serment en langue flamande la déclaration suivante:
Le samedi, 22 août, dans le courant de l’après-midi, les Allemands, au
nombre de 200, me semble-t-il, sont entrés dans la commune de Tamines.
Immédiatement ils obligèrent tous les habitants (les femmes et les
enfants aussi bien que les hommes) à sortir de leurs maisons et à se
rendre à l’église. Pendant que nous sortions par la porte de devant,
les Allemands pénétraient dans nos demeures par la porte de derrière
et y mettaient le feu. Aussi en très peu de temps toute la commune
ne formait plus qu’un vaste brasier. Lorsque toute la population
se trouvait réunie dans l’église, les femmes et les enfants furent
expediés vers le couvent des religieuses, tandis que les hommes (au
nombre de 400), furent obligés de se diriger par rangs de quatre vers
la plaine, et entre une double haie de soldats allemands. Pendant cette
marche les soldats allemands ne cessèrent de tirer sur nous et de
cette façon massacrèrent impitoyablement un nombre considérable de mes
concitoyens.
Voyant que nombre de mes camarades tombaient, abattus par les coups de
feu, je me suis laissé tomber à terre, quoique je n’étais pas blessé,
et je suis resté là, immobile, couché sous les cadavres jusque vers
le milieu de la nuit suivante; c’est ainsi que j’ai sauvé ma vie. Le
lendemain matin, lorsque je me suis relevé, j’ai constaté que nous
étions à peine trente habitants qui avions échappé au massacre, mais la
plupart des autres échappés étaient blessés; cinq seulement d’entre
nous en étaient sortis complètement indemnes. Plus tard dans la journée
nous avons été forcés d’inhumer les cadavres de nos 350 concitoyens,
puis amenés à une distance de 5 kilomètres; là on nous remit en liberté
mais avec défense formelle de remettre encore le pied dans notre
commune.
Après lecture il persiste dans sa déclaration et signe avec nous.
(Signed) ALPHONSE VERCHAEVE.
(Signed) V---- A---- F----.
Pour traduction conforme,
le Procureur du Roi,
(Signed) A. VERCHAEVE.
V
FIVE GERMAN DIARIES
(_a_) Extract from the Diary of a German Soldier forwarded
by the Extraordinary Commission of Enquiry instituted by the
Russian Government.
“When the offensive becomes difficult we gather together the Russian
prisoners and hunt them before us towards their compatriots, while we
attack the latter at the same time. In this way our losses are sensibly
diminished.
“We cannot but make prisoners. Each Russian soldier when made prisoner
will now be sent in front of our lines in order to be shot by his
fellows.”
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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