Scotland -- History -- Stuarts, to the Union, 1371-1707
"Voici l'heure dernière en mes voeux désirée
Où je suis de longtemps constamment préparée;
Je quitte sans regret ce limon vitieux
Pour luire pure et nette en la clarté des Cieux,
Où l'esprit se radopte à sa tige éternelle,
Afin d'y refleurir d'une vie immortelle.
Ouvre-toi, Paradis!...
Et vous anges tuteurs des bienheureux fidèles,
Déployez dans le vent les cerceaux de vos ailes,
Pour recevoir mon âme entre vos bras, alors
Qu'elle et ce chef royal voleront de mon corps ...
Humble et dévotieuse, à Dieu je me présente
Au nom de son cher fils, qui sur la croix fiché
Dompta pour moi l'Enfer, la mort et le péché ...
Tous ont failli, Seigneur, devant ta sainte face;
Si par là nous étions exilés de ta grâce,
A qui serait enfin ton salut réservé?
Qu'aurait servi le bois de tant de sang lavé?"[189]
In the fifth act, devoted to the usual narrative of the catastrophe, a
messenger tells the Master of the Household how nobly and bravely his
mistress met her death:
"Comme elle est parvenue au milieu de la salle,
Sa face paroist belle encor qu'elle soit palle,
Non de la mort hastée en sa jeune saison,
Mais de l'ennuy souffert en si longue prison.
* * * * *
Comme tous demeuroient attachez à sa veue
De mille traits d'amour mesme en la mort pourveue,
D'un aussi libre pied que son coeur estoit haut,
Elle monte au coupeau du funebre eschaffaut,
Puis sousriant un peu de l'oeil et de la bouche:
Je ne pensois mourir en cette belle couche;
Mais puis qu'il plaist à Dieu user ainsi de moi,
Je mourray pour sa gloire en deffendant ma foy.
Je conqueste une Palme en ce honteux supplice,
Où je fay de ma vie à son nom sacrifice,
Qui sera celebrée en langages divers;
Une seule couronne en la terre je pers,
Pour en posseder deux en l'eternel Empire,
La Couronne de vie, et celle du Martyre.
* * * * *
Ce dit sur l'eschaffaut ployant les deux genoux,
Se confesse elle mesme, et refrappe trois coups
Sa poitrine dolente et baigne ses lumieres
De pleurs devotieux qui suivent ses prieres.
* * * * *
Puis tournant au Bourreau sa face glorieuse:
Arme quand tu voudras ta main injurieuse,
Frappe le coup mortel, et d'un bras furieux
Fay tomber le chef bas et voler l'âme aux cieux.
Il court oyant ces mots se saisir de la hache;
Un, deux, trois, quatre coups sur son col il delasche;
Car le fer aceré moins cruel que son bras
Vouloit d'un si beau corps differer le trespas.
Le tronc tombe à la fin, et sa mourante face
Par trois ou quatre fois bondit dessus la place."[190]
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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