Magna Carta, and Other AddressesGuthrie, William D. (William Dameron)
History
Magna Carta, and Other Addresses
Guthrie, William D. (William Dameron)
Constitutional law -- United States
Ne serait-il pas souverainement juste, si le peuple américain, cent
trente quatre ans après la bataille de Yorktown, reconnaissait ce
service--je me refuse à l'appeler dette--en offrant au peuple français
un crédit commercial du principal, c'est à dire, sept cent soixante
douze millions, remboursable quand la France le pourrait? Même en
francs, ce ne serait que l'équivalent d'une contribution insignifiante
par chaque citoyen des Etats-Unis, et bien moins en valeur que l'impôt
qui a été payé volontairement et de bon cœur par le peuple français
du dix-huitième siècle pour nous aider. Quelle noblesse, quelle
gloire, quelle splendeur de cœur, d'âme et d'esprit si les grands
banquiers américains avaient pu proclamer au monde qu'ils avaient
eux-mêmes offert le crédit en reconnaissance du passé! Nous serions
vraiment fiers de notre génération si elle pouvait écrire une page
aussi sublime, aussi impérissable dans l'histoire du monde. Alors,
Messieurs, nul doute ne subsisterait quant au succès éclatant de votre
mission, surtout si une parole éloquente pouvait toucher le cœur des
Américains et leur rappeler combien ils doivent à la France, à cette
république sœur et souffrante, et combien la question aujourd'hui n'est
pas seulement une affaire commerciale pour notre propre profit avec nos
meilleurs clients, mais aussi une question de gratitude pour un ami
loyal et dévoué et de sympathie effective pour un grand et noble peuple
qui souffre.
Au nom de cette reconnaissance et de cette sympathie américaines que
j'ai essayé d'exprimer en interprétant, j'en suis convaincu, la pensée
de tous les Américains réunis ici, je lève mon verre en l'honneur de
la République Française, de la France blessée mais si vivante, si
courageuse, si valiante, et de ses représentants distingués qui nous
honorent de leur présence, M. Octave Homberg et M. Ernest Mallet.
Messieurs, j'ai l'honneur de vous présenter M. Homberg.[72]
My Lord Chief Justice of England and Gentlemen of the British
Commission: After the eloquent tributes of last night at the Pilgrims,
I find it extremely difficult to express and convey to you the full
import and sincerity of our welcome.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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