Memoir of the Life and Services of Vice-Admiral Sir Jahleel Brenton, Baronet, K.C.B.
History
Memoir of the Life and Services of Vice-Admiral Sir Jahleel Brenton, Baronet, K.C.B.
Admirals -- Great Britain -- Biography; Brenton, Jahleel, Sir, 1770-1844; Great Britain -- History, Naval -- 19th century
It seems due to this excellent man, M. Dubois, whose singular kindness
and generosity alleviated the first bitternesses of captivity for the
captain and crew of the Minerve, to add a letter, which proves that
the act in question was not the sudden impulse of excited feeling on
contemplating their unhappy lot; but that it was part of a character in
which tenderness and sympathy with suffering predominated habitually.
“L’ORIENT, 6 PLUVIOSE, AN. 12.
27 JANVIER, 1804.
“MON CHER AMI,
A mon retour d’une petite absence, on me remit votre lettre
obligeante et amicale; et Je suis empressé d’y repondre. Il
seroit en vain que j’entreprendrois de vous rendre le plaisir
qu’elle m’a fait. Il n’y a, que des cœurs aimants capables de
s’en faire une idée.
“Je vous croyais depuis long temps échangé, et je vois avec
peine qu’il n’en est rien. Combien je partage les chagrins que
vous devez éprouver, de l’incertitude continuelle de votre
sort, depuis votre départ de Cherbourg; c’est de mon avis la
situation la plus pénible à supporter pour l’homme dont le
caractère ferme et décidé, est au dessus de tous les événemens.
“Vous êtes donc encore mon bien bon ami dans l’attente de votre
échange, et vous me faites entendre que vous ne la prevoyez pas
prochaine. Ah! Je sens combien votre situation est cruelle;
vous êtes depuis long temps éloigné de parens et amis qui vous
sont chers, et à qui sans doute vous l’êtes aussi, et c’est ce
qui augmente vos peines. Combien je désirerois qu’ il fut en
mon pouvoir de les alléger. Mais comment? nous sommes loin l’un
de l’autre. Si du moins le lieu de votre exil étoit L’Orient,
aidé par mon épouse et ma petite famille, nous vous offririons
les consolations de la plus tendre amitié, et si nous ne
parvenions pas à dissiper entièrement vos chagrins, au moins
réunis nous les partagerions. N’en doutez pas mon bien bon ami,
car nous sommes sincèrement affectés de vos peines, et mon
épouse (qui brule d’envie de vous connoitre, sur tout depuis
votre agréable lettre) sent aussi vivement que moi, les regrets
cuisants que vous éprouvez à’ être aussi long temps privé du
plaisir de revoir tout ce que vous aimez chez vous. Espérons
ensemble que ce moment si naturellement désiré de vous, n’est
pas éloigné, et qu’au premier instant vous jouirez enfin des
tendres embrassemens de tout ce qui vous est cher.
“Etes vous au moins à Verdun d’une manière agréable? Vous
laisse t’on la liberté de former quelque société, qui pourrait
vous distraire de vos ennuis? je le désire bien ardemment.
Je ne connais personne dans cette ville, mais si vous aviez
la faculté d’aller et venir dans son enceinte je ferais mes
efforts pour me procurer de divers amis quelques lettres de
recommendation pour vous.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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