Let us return to Soulié. We had reached the date when his first
piece of poetry had the honour of print: it was called the _Folk de
Waterloo_, and had been written at the request of Vatout, for the work
he produced on the Gallery of the Palais-Royal. I need hardly say that
Soulié read it to us. Here it is: we give it in order to indicate the
point of departure of all our great poets. When we take note of the end
to which they have attained, we can measure the distance traversed.
Probably some contemporary grumblers will tell us it matters very
little where they started or where they ended: to such we would reply
that we are not merely writing for the year 1851 or the year 1852, but
for the sacred future which seizes chisel, brush, and pen as they drop
from the hands of the illustrious dead.
LA FOLLE DE WATERLOO
"Un jour, livrant mon âme à la mélancolie,
J'avais porté mes pas errants
Dans ces prisons où la folie
Est offerte en spectacle aux yeux indifférents.
C'était à l'heure qui dégage
Quelques infortunés des fers et des verrous;
Et mon cœur s'étonnait d'écouter leur langage,
Où se mêlaient les pleurs, le rire et le courroux.
Tandis que leur gardien les menace ou les raille,
Une femme paraît pâle et le front penché;
Sa main tient l'ornement qui, les jours de bataille.
Brille au cou des guerriers sur l'épaule attaché,
Et de ses blonds cheveux s'échappe un brin de paille
A sa couche arrache
En voyant sa jeunesse et le morne délire,
Qui doit, par la prison, la conduire au tombeau,
Je me sends pleurer.... Elle se prit à rire,
Et cria lentement:'Waterloo! Waterloo!'
'Quel malheur t'a donc fait ce malheur de la France?'
Lui dis-je.... Et son regard craintif
Ou, sans voir la raison, je revis l'espérance,
S'unit pour m'appeler à son geste furtif.
'Français, parle plus has, dit-elle. Oh! tu m'alarmes!
Peut-être ces Anglais vont étouffer ta voix;
Car c'est à Waterloo que, la première fois,
Adolphe m'écouta sans répondre à mes larmes.
'Lorsque, dans ton pays, la guerre s'allumait,
Il me quitta pour elle, en disant qu'il m'aimait;
C'est là le seul adieu dont mon cœur se souvienne ...
La gloire l'appelait, il a suivi sa loi;
Et, comme son amour n'était pas tout pour moi,
Il servit sa patrie, et j'oubliai la mienne!
'Et, quand je voulus le chercher,
Pour le voir, dans le sang il me fallut marcher;
J'entendais de longs cris de douleur et d'alarmes;
La lune se leva sur ce morne tableau;
J'aperçus sur le sol des guerriers et des armes,
Et des Anglais criaient: "Waterloo! Waterloo!"
'Et moi, fille de l'Angleterre,
Indifférente aux miens qui dormaient sur la terre,
J'appelais un Français, et pleurais sans remords ...
Tout à coup, une voix mourante et solitaire
S'éleva de ce champ des morts:
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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