My Memoirs, Vol. III, 1826 to 1830Dumas, Alexandre
General
My Memoirs, Vol. III, 1826 to 1830
Dumas, Alexandre
Dumas, Alexandre, 1802-1870
"What is your subject?" asked M. Parseval de Grandmaison.
"Christine...."
"A good subject! Somebody has written one on the same theme.... Very
poor! ah! very poor!"
"Pardon me, messieurs, I would much rather recite you something other
than lines out of my tragedy." The lines of my tragedy were dramatic
lines, which would probably not be very much to the taste of these
gentlemen. "I would far rather," I added, "recite you an ode."
"Oh! oh! an ode!" said M. Parseval de Grandmaison."
"Oh! oh! an ode!" said M. Pieyre.
"Oh! oh! an ode!" said M. Bichet.
"Well, then, now for the ode," said M. Parseval. "What is it on, young
man?"
"You may remember that, for some time past, people have been much taken
up with la Peyrouse? The papers have even lately been announcing that
traces of the shipwreck have been found...."
"Is that so?" asked M. Bichet.
"Yes, it is," said M. Pieyre.
"I knew la Peyrouse well," said M. Parseval de Grandmaison.
"I, too," said M. Pieyre.
"I did not know her," said M. Bichet, "but I knew Piron."
"That is not the same thing," said M. Parseval.
"Let us have your ode, young man," said M. Pieyre.
"This is it, monsieur, since you would like to hear it."
"Come, come, don't be afraid," said old Bichet.
I rallied all my powers, and in fairly confident tones I repeated
the following lines, which I think may indicate that I had made some
progress:--
LA PEYROUSE
Le ciel est pur, la mer est belle!
Un vaisseau, près de fuir le port,
Tourmente son ancre rebelle,
Fixée au sable, qu'elle mord.
Il est impatient d'une onde
Plus agitée et plus profonde;
Le géant voudrait respirer!
Il lui faut pour air les tempêtes;
Il lui faut les combats pour fêtes,
Et l'Océan pour s'égarer.
Silencieux et solitaire,
Un homme est debout sur le pont,
Son regard, fixé vers la terre,
Trouve un regard qui lui répond.
Sur le rivage en vain la foule,
Comme un torrent, s'amasse et roule,
Il y suit des yeux de l'amour
Celle qui, du monde exilée,
Doit désormais, triste et voilée,
Attendre l'heure du retour.[1]
Son œil se trouble sous ses larmes,
Et, pourtant, ce fils des dangers
A vu de lointaines alarmes,
A vu des mondes étrangers:
Deux fois le cercle de la terre,
Découvrant pour lui son mystère,
Des bords glacés aux bords brûlants,
Sentit, comme un fer qui déchire,
La carène de son navire
Sillonner ses robustes flancs.
Et la fortune enchanteresse
Ne l'entraînait pas sur les flots;
L'espoir de la douce paresse
Ne berçait pas ses matelots.
Dédaigneux des biens des deux mondes,
Il ne fatiguait pas les ondes
Pour aller ravir, tour à tour,
L'or que voit germer le Potose
L'émeraude à Golconde éclose,
Et les perles de Visapour.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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