My Memoirs, Vol. III, 1826 to 1830Dumas, Alexandre
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My Memoirs, Vol. III, 1826 to 1830
Dumas, Alexandre
Dumas, Alexandre, 1802-1870
"Pourtant, voilà mon crime! Un songe, une élégie
Me condamne moi-même à mon apologie!
Partout, sur ce vélin, je frissonne de voir
Des vers séditieux soulignés d'un trait noir;
Le doigt accusateur laisse partout sa trace,
Et je suis criminel jusque dans ma préface;
Ah! du moins, il fallait, moins prompt à me juger
Pour me juger, tout lire et tout interroger;
Il fallait, surmontant les ennuis de l'ouvrage,
Jusqu'au dernier feuillet forcer votre courage,
Et, traversant mon livre un scalpel à la main,
Avancer hardiment jusqu'au bout du chemin.
Certes, si comme vous on dépeçait un livre,
Combien peu d'écrivains seraient dignes de vivre!
Qu'on pourrait aisément trouver de noirs desseins
Jusque dans l'Évangile et les ouvrages saints!
Ma prose est toujours prête à disculper ma muse;
La note me défend quand le texte m'accuse;
D'un tissu régulier pourquoi rompre le fil?
De quel droit venez-vous, annotateur subtil,
Dédaignant mon histoire, attaquer mon poëme,
Prendre comme mon tout la moitié de moi-même,
Et, fort de ma pensée arrêtée au milieu,
Diviser contre moi l'indivisible aveu?
Mais j'ose plus encor, fort de mon innocence,
Armé du texte seul, j'accepte la défense;
Seulement, n'allez pas, envenimant mes vers,
D'un sens clair et précis extraire un sens pervers!
Gardez-vous de chercher, trop savant interprète,
Sous ma lucide phrase une énigme secrète!
Ainsi, quand vous lirez: 'qu'à mes yeux éblouis,
La gloire a dérobé les fils de saint Louis;
Qu'aveuglément soumis aux droits de la puissance,
Je ne me doutais pas, dans mon adolescence,
Que l'héritier des lys, exilé de Mittau,
Régnait chez les Anglais dans un humble château,
Et que, depuis vingt ans, sa bonté paternelle!
Rédigeait pour son peuple une charte éternelle!'
Lisez de bonne foi comme chacun me lit.
Pourquoi vous tourmenter à flairer un délit,
A tourner ma franchise en coupable ironie,
A voir un seul côté de mon double génie?
Voulez-vous donc me lire aux lueurs du fanal
Dont la sainte _Gazette_ escorte son journal,
Et, serrant vos deux mains à nuire intéressées,
Exprimer du poison en tordant mes pensées?"
Those are certainly the well-turned lines of a very clever versifier if
not of a great poet. At Athens, before the Areopagitica where Æschylus
pleaded his cause, M. Barthélemy would have been acquitted! But what
could he expect? We are not Athenians, and our judges are by no means
archons.
The poet proceeded, nevertheless, although it was easy to read, in the
frowning faces of the judges, their want of sympathy with the defence
of the accused.
Again let us listen to Barthélemy:--
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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