"--Madame, c'en est fait, et vous êtes servie:
Pyrrhus rend à l'autel son infidèle vie!
--Il est mort?...
--Il expire, et nos Grecs, irrités,
Ont lavé dans son sang ses infidélités!
. . . . . . . . . . .
Mais c'est moi dont l'ardeur leur a servi d'exemple;
Je les ai pour vous seule entraînés dans le temple,
Madame, et vous pouvez justement vous flatter
D'une mort que leurs bras n'ont fait qu'exécuter:
Vous seule avez porté les coups!
--Tais-toi, perfide!
Et n'impute qu'à toi lâche parricide!
Va faire chez les Grecs admirer ta fureur,
Va! je te désavoue, et tu me fais horreur!...
Barbare! qu'as-tu fait? Avec quelle furie
As-tu tranché le cours d'une si belle vie?
Avez-vous pu, cruels, l'immoler aujourd'hui,
Sans que tout votre sang se soulevât pour lui?
Mais parle! De son sort qui t'a rendu l'arbitre?
Pourquoi l'assassiner? qu'a-t-il fait? à quel titre?
Qui te l'a dit?
--O dieux! quoi! ne m'avez-vous pas
Vous-même, ici, tantôt, ordonné son trépas?
--Ah! fallait-il en croire une amante insensé?..."
It is the same passion, we see, in both women: Opera dancer and Spartan
princess, they speak differently, but act in the same manner. True,
both have copied la Chimène in the _Cid._ Don Sancho enters, sword in
hand, and prostrates himself before Chimène.
-Madame, à vos genoux j'apporte cette épée ...
--Quoi! du sang de Rodrigue encor toute trempée?
Perfide! oses-tu bien te montrer à mes yeux
Après m'avoir ôté ce que j'aimais le mieux?
Éclate, mon amour! tu n'as plus rien à craindre;
Mon père est satisfait; cesse de te contraindre!
Un même coup a mis ma gloire en sûreté,
Mon âme au désespoir, ma flamme en liberté!
--D'un esprit plus rassis ...
--Tu me parles encore,
Exécrable assassin du héros que j'adore!
Va, tu l'as pris en traître! Un guerrier si vaillant
N'eût jamais succombé sous un tel assaillant!
N'espère rien de moi; tu ne m'as point servie;
En croyant me venger, tu m'as ôté la vie!...
True, Corneille borrowed this scene from Guilhem de Castro, who took
it from the romancers of the _Cid._ Now, the day I listened to that
reading by Alfred de Musset, I had had already, for more than a year,
a similar idea in my head. It had been suggested to me by the reading
of Goethe's famous drama _Goetz von Berlichingen._ Three or four scenes
are buried in that titanic drama, each of which seemed to me sufficient
of themselves to make separate dramas. There was always the same
situation of the woman urging the man she does not love to kill the one
she loves, as Chimène in the _Cid_, as Hermione in _Andromaque._ The
analysis of _Goetz von Berlichingen_ would carry us too far afield, we
will therefore be content to quote these three or four scenes from our
friend Marmier's translation:
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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