Arrangez-vous, alors, pour qu'il ne souffre pas des
atteintes que je lui ai portées, et tâchez de réparer avec
le mari le dommage que l'amant lui a fait.
RIALTO.
L'amant?
ADÈLE.
Ne l'écoutez-pas!
HIPPOLYTE.
L'amant! Depuis trois mois, madame m'appartient!
RIALTO.
Ah! ah! qu'est-ce que vous me dites là?
HIPPOLYTE.
ADÈLE.
Ce qui est.
C'est une horreur!
HIPPOLYTE.
Et si vous avez un cœur de père ...
RIALTO.
Eh! monsieur, je ne suis pas son père!
HIPPOLYTE.
Vous n'êtes pas son père?
RIALTO.
Ni son père, ni son frère, ni son oncle, ni son mari ...
Comprenez-vous, maintenant?
HIPPOLYTE, _stupéfie._
Ah! ce n'est pas possible!
RIALTO.
Aïe! aïe! belle dame, vous m'en faisiez donc en cachette? Et
mes billets de mille fanes comptaient pour deux, à ce qu'il
paraît!
ADÈLE.
Il n'en est rien, je vous jure!
RIALTO.
Ah! ah! ah! Et vous, mon brave, vous voulez épouser des
femmes qui vivent séparées de leurs maris, et que des
protecteurs consolent!..."
We think we ought to spare our readers, especially our feminine ones,
the rest of the scene. This may, indeed, be _nature,_ as they say in
studio terms; but it is vile nature! Pah! And to think that once in
my life I did something nearly like it in a play entitled _Le Fils de
l'Émigré_! But do not be anxious, when I come to that, I will deal with
myself severely!
At the fifth act, we find ourselves in a _mean room of wretched
appearance._ Three years have passed since Adèle has been turned out by
Rialto and deserted by Hippolyte. Sophie waits for Adèle. The two women
recognise one another.
"Ah! c'est toi, Sophie, dit Adèle.
--Tu me reconnais? C'est heureux! Pour moi, je l'avoue
j'aurais en quelque peine ...
--Je suis donc bien changée? reprend Adèle.
--Tu as l'air souffrant ...
--Et toi, depuis trois ans que tu as quitté Paris?...
--J'étais allée en Belgique avec mon mari, lorsqu'il est
parti pour ce pays-là, sans le dire à ses créanciers, cm les
fournisseurs en sont tous là: se ruiner en entreprises, en
spéculations, quand il y a tant d'autres moyens!
--Et il ne lui est rien resté?
--Rien, que des dettes; répond Sophie avec amertume. Mais,
moi, _j'avais encore des espérances_: un oncle paralytique,
M. de Saint-Brice; qui, veuf et sans enfants, avait une
immense fortune, et je suis revenue en France à Paris,
où j'ai appris que, _par la grâce du ciel,_ il venait de
mourir. Mais, vois l'horreur, il m'a déshéritée!"
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account