Notes and Queries, Number 65, January 25, 1851 — John Shaqi
Notes and Queries, Number 65, January 25, 1851Various
History
Notes and Queries, Number 65, January 25, 1851
Various
Questions and answers -- Periodicals
"Une des idees qui reviennent le plus dans nos meistersinger, dit
Grimm, c'est la comparaison de l'incarnation de Jesus Christ avec
_l'aurore d'un nouveau soleil_. Toute religion avait eu son
soleil-dieu, et des le quatrieme siecle l'eglise occidentale celebre la
naissance du Christ au jour ou le soleil remonte, au 25 Decembre,
c'est-a-dire, au jour ou l'on celebrait la naissance du _soleil
invincible_. C'est un rapport evident avec le soleil-dieu Mithra. On
lit encore, dans nos poetes, que Jesus a sa naissance reposait sur le
sein de Marie, comme un oiseau, qui, le soir, se refugie dans une fleur
de _nuit_ eclose au milieu de la mer. Quel rapport remarquable avec le
mythe de la naissance de Brama, enferme dans le lis des eaux, le lotus,
jusqu'au jour ou la fleur fut ouverte par les rayons du soleil,
c'est-a-dire, par Vischnou lui-meme, qui avait produit cette fleur. Le
Christ, le Nouveau-jour, est ne de la nuit, c'est-a-dire de Marie la
_Noire_, dont les pied reposent sur la lune, et dont la tete est
couronnee de planetes comme d'un brillant diademe. (Voyez les tableaux
d'Albert Duerer.) Ainsi reparait, comme dans l'ancien culte, cette
grande divinite, appelee tour-a-tour Maia, Bhawani, Isis, Ceres,
Proserpine, Persephone. Reine du ciel, elle est la nuit d'ou sort la
vie, et ou toute vie se replonge; mysterieuse reunion de la vie et de
la mort. Elle s'appelle aussi la rosee, et dans les mythes allemands,
la rosee est consideree comme le principe qui reproduit et redonne la
vie. Elle n'est pas seulement la nuit, mais comme mere du soleil, elle
est aussi l'aurore devant qui les planetes brillent et s'empressent,
comme pour Persephone. Lorsqu'elle signifie la terre, comme Ceres, elle
est representee avec la gerbe de ble; elle est Persephone, la graine de
semence; comme cette deesse, elle a sa faucille: c'est la demi-lune qui
repose sous ses pieds. Enfin, comme la deesse d'Ephese, la triste Ceres
et Proserpine, elle est belle et brillante, et cependant sombre et
noire, selon l'expression du Cantique des Cantiques: 'Je suis noir,
mais pleine de charmes, le soleil m'a brulee' (le Christ). Encore
aujourd'hui, l'image de la mere de Dieu est noire a Naples, comme a
Einsiedeln en Suisse. Elle unit ainsi le jour et la nuit, la joie avec
la tristesse, le soleil et la lune (chaleur, humidite), le terrestre et
le celeste."
This fragment is, perhaps, rather too long; but I think your readers will
consider it too beautiful to abridge. The late G. Higgins, in his
_Anacalepsis_ (ii. 100.), has some observations to the same purport, and
points out the resemblance of some of the old Italian paintings of the
Virgin and Child to Egyptian representations of Isis and the infant Horus.
Many of these ideas have been taken up by the free-masons, and are typified
and symbolised in their initiatory ceremonies.
J.B. DITCHFIELD.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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