Punch, or the London Charivari, Volume 100, February 28, 1891Various
General
Punch, or the London Charivari, Volume 100, February 28, 1891
Various
English wit and humor -- Periodicals
IL voyait rouge. Paris lui semblait un abattoir. Il couvait le
meurtre, et pour l'aider il avait un complice qui était du métier,
JACQUES RISPÈRE, conducteur de machines sur le P.L.M., qui avait aussi
sa manie héréditaire, et sa manie à lui était de couper les gorges.
Il les coupait sans rancune, à l'improviste, en souriant à sa victime,
les yeux dans les yeux. Cric! c'était fait. Par exemple il est
descendu un jour de la locomotive et devant le buffet d'une station
où il n'y avait pas trop de monde il a suriné la _barmaid_ qui lui
souriait en lui vendant une brioche. Il a égorgé son chauffeur au
risque d'arrêter le train de luxe entre Avignon et Marseilles. On ne
le punit pas. Cela tenait de la famille.
"Touche là, mon drôle! C'est convenu," dit JACQUES RISPÈRE, après
un entretien de quelques heures devant le buffet du Pétrolium. "Moi,
j'arrangerai tout cela avec les fonctionnaires. Le train arrivant de
Génève doit passer le Rapide entre Macon et Dijon. Il ne passera pas.
Je retarderai le train omnibus arrivant de Marseilles. J'accélererai
le _train-luggage_ arrivant de Paris. Il y aura une mêlée de quatre
trains, entrechoqués, tordus, enlacés, faisant le _pique-à-baque_:
et pendant cette mêlée j'égorgerai ce vieux mufe de Président. C'est
simple."
"Comme bon jour," repondit POPPOT, aveuglément soûl.
RISPÈRE tenait parole. À onze heures du soir il y avait une de
ces catastrophes qui font frémir l'Europe voyageuse. L'assassin ne
s'arrêtait pas à la gorge du Président. Le vieil aristo n'avait pas
assez de sang pour assouvir la soif meurtrière de l'épileptique.
RISPÈRE égorgea tout le monde, à tort et à travers, une véritable
tuerie. On le prit les mains rouges, la bouche blanche d'écume.
C'était la vraie épilepsie d'ESQUIROL.
Quant à POPPOT personne n'a soupçonné sa complicité dans ce crime
gigantesque. Lui et JANE se soûlent paisiblement du matin an soir
devant le buffet du Pétrolium, en amis. Ils deviennent tous les jours
plus pauvres, plus paresseux, et plus poivres. Ainsi c'est facile de
prévoir leur fin:--
L'hôpital, trente pages de délire alcoölique, et la fosse commune.
_Note de l'Auteur_.--C'est mon intention irrévocable de finir ma
vingtaine de romans sur la famille OGWASH, et je compte avec plasir
offrir les dix-neuf à suivre à mon ami estimé, _Ponche_.
* * * * *
LISTENING TO THE GENTLE KOOEN.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account