Selections from Saint-SimonSaint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de
History
Selections from Saint-Simon
Saint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de
France -- History -- Louis XIV, 1643-1715
Dans cet état, il écrivit au Roi une lettre sur le spirituel de son
diocèse, qui ne disoit pas un mot sur lui-même, qui n’avoit rien que
de touchant et qui ne convînt au lit de la mort à un grand évêque. La
sienne, à moins de soixante-cinq ans, munie des sacrements de l’Église,
au milieu des siens et de son clergé, put passer pour une grande leçon
à ceux qui survivoient, et pour laisser de grandes espérances de celui
qui étoit appelé. La consternation dans tous les Pays-Bas fut extrême.
Il y avoit apprivoisé jusqu’aux armées ennemies, qui avoient autant et
même plus de soin de conserver ses biens que les nôtres. Leurs généraux
et la cour de Bruxelles se piquoient de le combler d’honnêtetés et
des plus grandes marques de considération, et les protestants pour le
moins autant que les catholiques. Les regrets furent donc sincères et
universels dans toute l’étendue des Pays-Bas. Ses amis, sur tous son
petit troupeau, tombèrent dans l’abîme de l’affliction la plus amère.
A tout prendre, c’étoit un bel esprit et un grand homme. L’humanité
rougit pour lui de Mme Guyon, dans l’admiration de laquelle, vraie ou
feinte, il a toujours vécu, sans que ses mœurs aient jamais été le
moins du monde soupçonnées, et est mort après en avoir été le martyr,
sans qu’il ait été jamais possible de l’en séparer. Malgré la fausseté
notoire de toutes ses prophéties, elle fut toujours le centre où tout
aboutit dans ce petit troupeau, et l’oracle suivant lequel Fénelon
vécut et conduisit les autres[244].
[244] Ed. Chéruel, XI. 58-66; ed. Boislisle, XXVI. 74-85. It must
be remembered that Saint-Simon expressly says of Fénelon: “Je ne
le connoissois que de visage, trop jeune quand il fut exilé; je
ne l’avois pas vu depuis” (X. 287).
12. VILLEROY
FRANÇOIS DE NEUFVILLE, Maréchal-Duc de VILLEROY (1644-1730),
was great-grandson of Nicolas de Neufville, Seigneur de
Villeroy, minister to Henry III and Henry IV, grandson of
the first Marquis de Villeroy, and son of the Maréchal-Duc
de Villeroy, governor of Louis XIV. He was brought up with
the king, who in consequence always regarded him with favour.
“Prince Charming” in society, he served with distinction in the
earlier wars of the reign. But as a Commander-in-chief he was a
failure, and his signal defeat by Marlborough at Ramillies in
1706 was largely due to his incapacity. La Bruyère’s Ménippe
(_Du mérite personnel_) is generally regarded as a portrait of
him.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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