Selections from Saint-SimonSaint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de
History
Selections from Saint-Simon
Saint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de
France -- History -- Louis XIV, 1643-1715
[125] At one time lady-in-waiting to Madame, who calls her
“la pauvre Doudon,” and her husband “a monster.” He was, says
Saint-Simon (XIV. 123), “un homme fort laid et fort contrefait,
qui avec beaucoup d’esprit et de valeur, avoit toujours mené la
vie la plus obscure et la plus débauchée.” She was a daughter of
the Maréchale de La Mothe (see above, p. 77, n. 117).
[126] See aqwIntroduction.
[127] The Marquis de Cavoye, without birth or intelligence, rose
to a position of high consideration at the Court. “Without the
court,” says Saint-Simon, “he was like a fish out of water.” He
fought several duels, in spite of the edicts against duelling,
and was known as “le brave Cavoye.” For his career and marriage
see I. 299-302.
Tout ce qui la composoit étoit de deux sortes: les uns, en espérance de
figurer, de se mêler, de s’introduire, étoient ravis de voir finir un
règne sous lequel il n’y avoit rien pour eux à attendre; les autres,
fatigués d’un joug pesant, toujours accablant, et des ministres bien
plus que du Roi, étoient charmés de se trouver au large; tous, en
général, d’être délivrés d’une gêne continuelle, et amoureux des
nouveautés.
Paris, las d’une dépendance qui avoit tout assujetti, respira dans
l’espoir de quelque liberté, et dans la joie de voir finir l’autorité
de tant de gens qui en abusoient. Les provinces, au désespoir de leur
ruine et de leur anéantissement, respirèrent et tressaillirent de joie,
et les parlements et toute espèce de judicature, anéantie par les édits
et par les évocations, se flatta, les premiers de figurer, les autres
de se trouver affranchis. Le peuple, ruiné, accablé, désespéré, rendit
grâces à Dieu, avec un éclat scandaleux, d’une délivrance dont ses plus
ardents desirs ne doutoient plus.
Les étrangers, ravis d’être enfin, après un si long cours d’années,
défaits d’un monarque qui leur avoit si longuement imposé la loi, et
qui leur avoit échappé par une espèce de miracle au moment qu’ils
comptoient le plus sûrement de l’avoir enfin subjugué, se continrent
avec plus de bienséance que les François. Les merveilles des trois
quarts premiers de ce règne de plus de soixante-dix ans, et la
personnelle magnanimité de ce roi jusqu’alors si heureux, et si
abandonné après de la fortune pendant le dernier quart de son règne,
les avoit justement éblouis. Ils se firent un honneur de lui rendre
après sa mort ce qu’ils lui avoient constamment refusé pendant sa vie.
Nulle cour étrangère n’exulta; tous se piquèrent de louer et d’honorer
sa mémoire.
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