Supplemental Nights to the Book of the Thousand and One Nights — Volume 4 (of 6)
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Supplemental Nights to the Book of the Thousand and One Nights — Volume 4 (of 6)
Fairy tales; Tales -- Arab countries
L'intendant dit: Une vigne a poussée sur le tombeau de ton père et elle est devenue grande; j'en ai recueilli le raisin, et ce vin en provient. Ensuite le devin fit venir le berger, et le questionna relativement à l'agneau. Le berger dit: Quand cet agneau vint au monde, il était très-joli; mais s{a} mère mourut, et il n'y avait pas alors de brebis qui e{u}t mis bas. Une chienne avait eu des petits; je mis cet agneau avec la chienne jusqu'à ce qu'il f{u}t grand. Je n'en ai pas trouvé de meilleur pour te l'apporter, lorsque tu m'as fait demander un agneau. Enfin le devin appela le métayer, et l'interrogea sur le blé. Le métayer lui dit: Il y a d'un côté de notre champ un cimetière. Cette année-ci j'ai ensemencé une partie du cimetière, et c'est de là que provient le blé que je t'ai apporté. Le devin, fort étonné de ces explications, dit: Maintenant c'est le tour de ma mère. Il alla trouver sa mère et lui dit: Si tu ne m'avoues pas la vérité en ce qui me concerne, je te fais mourir. Sa mère parla ainsi: Ton père était le chef de ce peuple et possédait de grandes richesses. Comme je n'avais pas d'enfant de lui, je craignis qu'à sa mort ses biens ne tombassent entre des mains étrangères et qu'un autre ne prit le pouvoir. Un Arabe, homme de belle figure, fut un jour l'hôte de ton père; je m'abandonnai à lui, la nuit; je devins enceinte, et c'est à lui que tu dois ta naissance. J'ai dit à ton père que tu avais été engendré par lui.
Le lendemain, le devin interrogea les quatres frères sur leur paroles, en disant: Je veux que vous me fassiez connaître comment vous avez su les choses que vous avez dites. Modhar, le premier, lui dit: Je su que la vigne était plantée sur un tombeau, parce que, quand nous avions bu le vin, nous devenions tristes et nous avions la figure altérée; ce qui n'est pas l'effet ordinaire du vin. Le deuxième, dit: J'ai reconnu ce qui concernait l'agneau, parce que nous n'avions mangé de viande plus douce que celle-là, et qu'il n'y a, dans le monde, rien de plus doux que le lait de la chienne. Le troisième dit: Les Arabes honorent beaucoup leurs hôtes; lorsqu'ils traitent des hôtes, ils restent avec eux et partagent leur repas; mais toi tu nous as fait servir le repas, tu nous as quittés et tu t'{a}s mis à épier nos paroles. J'ai reconnu par là ta condition; j'ai remarqué que tu n'avais pas la gravité des Arabes, et j'ai pensé qu'il y avait quelque illégalité dans ton origine. Le quatrième dit: J'ai reconnu la qualité du blé, parce que le blé semé dans un cimetière donne au pain un goût de terre; et j'ai trouvé ce goût dans ce pain. Le devin leur dit: Vous êtes plus savant que moi; vous n'avez pas besoin de mon jugement. Ils répliquèrent: Quand deux personnes ont un differend, il faut un tiers pour juger, qu'il soit savant ou non. Ce sont les dernières volontés de notre père, qui nous a dit de nous en rapporter à ton jugement, si nous n'étions pas d'accord sur l'héritage.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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