The Book of the Homeless (Le livre des sans-foyer)
History
The Book of the Homeless (Le livre des sans-foyer)
World War, 1914-1918
And for our own share of injury and insult? Is it possible that a few
years ago we deeply resented Russia’s disrespect for American passports;
that we abrogated a treaty because she dared to turn back from her
frontiers American citizens armed with these sacred guarantees? To-day
our dead lie under the ocean; and Germany, who sent them there, sings
comic songs in her music halls to celebrate the rare jest of their
drowning. Our sensitive pride which could brook no slight from the
friendly hand of Russia, is now humbled to the dust by Germany’s mailed
fist. She has spared us no hurt, and she has spared us no jibe. Bleeding
and bewildered, we have come to a realization of things as they are, we
have seen the naked truth, and we can never go back to our illusions. We
enjoyed our old bogyman, our shivers of horror, our exalted sentiments,
our comfortable conviction of superiority. Now nothing is left but
sorrow for our dead, and shame for the wrongs which have been done us.
As long as history is taught, the tale of this terrible year will
silence all other tales of horror. Not for us only, but for the
listening world, the standard of uttermost evil has been forever
changed.
AGNES REPPLIER
[Illustration: _EDWIN HOWLAND BLASHFIELD_
A WOMAN’S HEAD
FROM THE ORIGINAL DRAWING]
_ANDRÉ SUARÈS_
CHANT DES GALLOISES
I
Voici que le soir tombe, avec l’orage. Et le soleil passionné descend,
comme un blessé se traîne avec lenteur sur la colline: il descend sur la
mer, avec un sourire, tout en sang. Et tout à l’heure, le divin Héros
sera couché sur le lit qu’il préfère.
Voici que le soir tombe. Les jeunes filles de l’Ouest viennent sur la
prairie; et viennent aussi les jeunes femmes de la douce terre. Elles
sont deux chœurs qui se rencontrent dans l’herbe fleurie et l’odeur du
blé noir, qui sont le miel et la vanille.
Elles s’avancent les unes vers les autres, les vierges et celles qui le
furent, les nids à baisers et celles qui voudraient l’avoir été. Elles
désireraient de danser: mais ni les amants, ni les fiancés ne sont plus
là. Est-ce qu’ils sont tous morts? Ils sont tous partis pour l’œuvre
dure et pour la guerre. Elles ne pourront plus fouler le raisin de la
joie dans la danse. Et elles ne veulent pas danser aux bras l’une de
l’autre. Il ne leur reste qu’à lancer leur âme dans le chant.
Chantez, les belles! L’heure du chant sonne pour vous, sur la prairie
brûlante, entre le mur des chênes et les lèvres de l’océan. Allez, mes
belles! Mettez-vous, les libres jeunes filles, au bord de la vague
verte. Et vous, les jeunes femmes, contre la haie des feuilles au cœur
déchiqueté, qui vous sépare de l’Orient.
II
LA JEUNE FILLE
Amour! un an de guerre! et les treize mois sont révolus! O fiancées que
nous sommes! Douloureuses, pleines de sourires, avides de danser et tant
déçues, où êtes-vous, nos fiancés?
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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