The Collected Works in Verse and Prose of William Butler Yeats, Vol. 3 (of 8): The Countess Cathleen. The Land of Heart's Desire. The Unicorn from the StarsYeats, W. B. (William Butler)
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The Collected Works in Verse and Prose of William Butler Yeats, Vol. 3 (of 8): The Countess Cathleen. The Land of Heart's Desire. The Unicorn from the Stars
Yeats, W. B. (William Butler)
English literature -- Irish authors
_The Countess Cathleen._—I found the story of the Countess Cathleen
in what professed to be a collection of Irish folklore in an Irish
newspaper some years ago. I wrote to the compiler, asking about its
source, but got no answer, but have since heard that it was translated
from _Les Matinées de Timothé Trimm_ a good many years ago, and has
been drifting about the Irish press ever since. Léo Lespès gives it
as an Irish story, and though the editor of _Folklore_ has kindly
advertised for information, the only Christian variant I know of is
a Donegal tale, given by Mr. Larminie in his _West Irish Folk Tales
and Romances_, of a woman who goes to hell for ten years to save her
husband and stays there another ten, having been granted permission
to carry away as many souls as could cling to her skirt. Léo Lespès
may have added a few details, but I have no doubt of the essential
antiquity of what seems to me the most impressive form of one of the
supreme parables of the world. The parable came to the Greeks in the
sacrifice of Alcestis, but her sacrifice was less overwhelming, less
apparently irremediable. Léo Lespès tells the story as follows:—
‘Ce que je vais vous dire est un récit du carême Irlandais. Le boiteux,
l’aveugle, le paralytique des rues de Dublin ou de Limerick, vous le
diraient mieux que moi, cher lecteur, si vous alliez le leur demander,
un sixpence d’argent à la main.—Il n’est pas une jeune fille catholique
à laquelle on ne l’ait appris, pendant les jours de préparation à la
communion sainte, pas un berger des bords de la Blackwater qui ne le
puisse redire à la veillée.
‘Il y a bien longtemps qu’il apparut tout-à-coup dans la vieille
Irlande deux marchands inconnus dont personne n’avait ouï parler, et
qui parlaient néanmoins avec la plus grande perfection la langue du
pays. Leurs cheveux étaient noirs et ferrés avec de l’or et leurs robes
d’une grande magnificence.
Tous deux semblaient avoir le même âge: ils paraissaient être des
hommes de cinquante ans, car leur barbe grisonnait un peu.
Or, à cette époque, comme aujourd’hui, l’Irlande était pauvre, car le
soleil avait été rare, et des récoltes presque nulles. Les indigents ne
savaient à quel saint se vouer, et la misère devenait de plus en plus
terrible.
Dans l’hôtellerie où descendirent les marchands fastueux on chercha
à pénétrer leurs desseins: mais ce fut en vain, ils demeurèrent
silencieux et discrets.
Et pendant qu’ils demeurèrent dans l’hôtellerie, ils ne cessèrent de
compter et de recompter des sacs de pièces d’or, dont la vive clarté
s’apercevait à travers les vitres du logis.
Gentlemen, leur dit l’hôtesse un jour, d’où vient que vous êtes si
opulents, et que, venus pour secourir la misère publique, vous ne
fassiez pas de bonnes œuvres?
—Belle hôtesse, répondit l’un d’eux, nous n’avons pas voulu aller
au-devant d’infortunes honorables, dans la crainte d’être trompés par
des misères fictives: que la douleur frappe à la porte, nous ouvrirons.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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