The Criminal Prosecution and Capital Punishment of AnimalsEvans, E. P. (Edward Payson)
History
The Criminal Prosecution and Capital Punishment of Animals
Evans, E. P. (Edward Payson)
Animals -- Law and legislation -- History; Animals, Prosecution and punishment of -- History; Trials -- Europe
Svpplie hvmblement N. Exposans comme riere le liieu de N. il y a quantité
de Souris, Taupes, Sauterelles et autres animaux insectes, qui mangent les
blés, vignes et autres fruits de la terre, et font vn tel dégat aux blés,
et raisins qu’ils n’y laissent rien, d’où les pauures supplians souffrent
notable prejudice, la prise pendante par racine estant consommée par ces
animaux, ce qui causera vne famine insupportable.
Qui les fait recourir à la Bonté, Clemence et Misericorde de Dieu, à ce
qu’il vous plaise faire en sorte que ces animaux ne gastent, et mangent
les fruits de la terre qu’il a pleu à Dieu d’enuoyer pour l’entretient des
hommes, afin que les supplians puissent vacquer, auec plus de deuotions au
seruice Diuin, et sur ce il vous plaira pouruoir.
_Plaidoyer des Habitans_
Messievrs, ces pauures Habitans qui sont à genouy les larmes à l’œil,
recourent à votre Iustice, comme firent autre-fois ceux des Isles Maiorque
et Minorque, qui enuoyerent vers Aug. Cesar pour demander des Soldats,
afin de les defendre, et exempter du rauage que les Lapins leur faisoient:
vous aués des armes plus fortes que les Soldats de cette Empereur pour
garantir les pauures supplians de la faim et necessité de laquelle ils
sont menacés, par le rauage que font ces bestioles, qui n’épargnent ny
blé, ny vignes; rauage semblable à celuy que faisoit vn Sanglier, qui
gasta toutes les Terres, Vignes, et Oliuiers du Royaume de Calidon, dont
parle Homere dans le premier Liure de son Hiliade, ou de ce Renard qui fut
enuoyé par Themis à Thebes, qui n’épargnoit ny les fruits de la terre, ny
le bestail attaquant les Paysans mesmes. Vous sçauez assez les maux que
raporte la faim, vous aués trop de douceur, et de Iustice pour les laisser
engager dans cette misere qui contraint à s’abandonner à des choses
illicites, et cruelles, _nec enim rationem patitur, nec vlla æequitate
mitigatur: nec prece vlla flectitur esuriens populus_: Témoins les Meres
dont il est parlé au quatrième des Roys, qui pendant la famine de Samarie,
mangerent les enfans, l’une de l’autre. _Da filium tuum, vt comedamus
hodie, et filium meum comedimus cras: Coximus ergo filium meum, et
comedimus. Quid turpe non cogit fames, sed nihil turpe, nihilve, vetitum
esuriens credit, sola enim cura est, vt qualicumque sorte iuuetur._ La
mort qui vient par la famine est la plus cruelle entant qu’elle est pleine
de langueurs, débilités et foiblesses de cœur, qui sont autant de
nouuelles, et diuerses especes de mort.
_Dura quidem miseris, mors est, mortalibus omnis,
At perijsse fame, Res vna miserrima longè est._
Et Auian Marcellin dit, _Mortis grauissimum genus, et vltimum malorum fame
perire_. Ie crois que vous aurés compassion, de ce pauuve Peuple, si on
vous le represente, par aduance en l’estat qu’il serait reduit si la faim
l’accabloit.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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