The Development of the Feeling for Nature in the Middle Ages and Modern TimesBiese, Alfred
History
The Development of the Feeling for Nature in the Middle Ages and Modern Times
Biese, Alfred
Nature; Nature in literature
Le soir ramène le silence....
Venus se lève à l'horizon;
A mes pieds l'étoile amoureuse
De sa lueur mystérieuse
Blanchit les tapis de gazon.
De ce hêtre au feuillage sombre
J'entends frissonner les rameaux;
On dirait autour des tombeaux
Qu'on entend voltiger une ombre,
Tout-à-coup, détaché des cieux,
Un rayon de l'astre nocturne,
Glissant sur mon front taciturne,
Vient mollement toucher mes yeux.
Doux reflet d'un globe de flamme
Charmant rayon, que me veux-tu?
Viens-tu dans mon sein abattu
Porter la lumière à mon âme?
Descends-tu pour me révéler
Des mondes le divin mystére,
Ces secrets cachés dans la sphère
Où le jour va te rappeler?
In the thought of happy past hours, he questions the lake:
Un soir, t'en souvient-il, nous voguions en silence;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
O lac! rochers muets! grottes! forêt obscure!
Vous que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir!...
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit, ou l'on respire,
Tout dise: 'ils out aimés!
_La Prière_ has:
Le roi brillant du jour, se couchant dans sa gloire,
Descend avec lenteur de son char de victoire;
Le nuage éclatant qui le cache à nos yeux
Conserve en sillons d'or sa trace dans les cieux,
Et d'un reflet de pourpre inonde l'étendue.
Comme une lampe d'or dans l'azur suspendue,
La lune se balance aux bords de l'horizon;
Ses rayons affaiblis dorment sur le gazon,
Et le voile des nuits sur les monts se déplie.
C'est l'heure, où la nature, un moment recueillie,
Entre la nuit qui touche et le jour qui s'enfuit
S'élève au créateur du jour et de la nuit,
Et semble offrir à Dieu dans son brillant langage,
De la création le magnifique hommage.
Voilà le sacrifice immense, universelle!
L'univers est le temple, et la terre est l'autel;
Les cieux en sont le dôme et ses astres sans nombre,
Ces feux demi-voilés, pâle ornement de l'ombre,
Dans la voûte d'azur avec ordre semés,
Sont les sacrés flambeaux pour ce temple allumés...
Mais ce temple est sans voix...
...Mon coeur seul parle dans ce silence--
La voix de l'univers c'est mon intelligence.
Sur les rayons du soir, sur les ailes du vent,
Elle s'élève à Dieu...
_Le Golfe de Baia_:
Vois-tu comme le flot paisible
Sur le rivage vient mourir?
Mais déjà l'ombre plus épaisse
Tombe et brunit les vastes mers;
Le bord s'efface, le bruit cesse,
Le silence occupe les airs.
C'est l'heure où la Mélancholie
S'assied pensive et recueillie
Aux bords silencieux des mers.
The decay of autumn corresponds to his own dolorous feelings:
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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